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L'Iran, obligé d'importer du pétrole raffiné, a relevé de 25% le prix de l'essence mardi afin d'économiser sur les dépenses publiques, au risque d'aggraver le mécontentement de la population à l'égard du président ultra-radical Mahmoud Ahmadinejad.
Bien qu'étant le deuxième producteur de brut de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), l'Iran subit la hausse des cours mondiaux du pétrole en raison de ses trop faibles capacités de raffinage. Celles-ci pourraient ne lui permettre de traiter que la moitié des quelque 80 millions de barils qu'il prévoit de consommer en 2007.
De nombreux automobilistes ont donc découvert mardi, à leur grande surprise pour beaucoup, que le prix à la pompe était passé dans la nuit de 800 riyals au litre à 1.000 riyals, afin de réduire la part des subventions publiques.
Le ministre de l'Intérieur Mostafa Pourmohammadi, cité par l'agence de presse officielle IRNA, a précisé que le rationnement du carburant, initialement prévu pour mardi, avait été reporté de deux semaines, vers le 5 juin.
La situation économique des Iraniens devient de plus en plus difficile pour les Iraniens, qui ont vu les loyers doubler et le prix des aliments de base, comme les légumes, tripler depuis l'été. Or le président Ahmadinejad a été élu en 2005 sur un programme populiste promettant la redistribution des revenus du pétrole à toutes les familles, l'éradication de la pauvreté et la réduction du chômage. AP
st/v460
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