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Le Premier ministre François Fillon a plaidé mardi pour l'instauration d'une "flexisécurité" sur le marché du travail, notamment par l'instauration d'un contrat de travail unique.
"Nos entreprises, et spécifiquement nos PME, ont d'abord besoin d'un cadre réglementaire qui les aide et non pas qui les contraigne", a-t-il souligné dans son discours de politique générale.
Le chef du gouvernement a ainsi préconisé la réduction de "'l'impôt papier', c'est-à-dire tout ce qui fait que l'administratif entrave le productif". Dans cet objectif, une commission sera mise sur pied sous la présidence du premier président de la Cour des Comptes, Philippe Seguin.
Par ailleurs, "la 'flexisécurité' qui a fait ses preuves en Europe du Nord ne doit pas rester un sujet de voyages d'études", a poursuivi le Premier ministre.
"Le contrat unique de travail, la réforme du mode d'indemnisation du chômage, la fusion de l'ANPE et de l'UNEDIC, le revenu de solidarité active doivent réconcilier l'efficacité économique et la solidarité sociale", a-t-il dit.
"Quant à la restructuration de notre système de formation professionnelle, elle est absolument nécessaire", a noté M. Fillon, précisant que "24 milliards d'euros sont consacrés à la formation" et que "60% des salariés n'y accèdent jamais".
"Je le dis clairement aux partenaires sociaux: nous ne pouvons plus attendre. J'entends qu'ils s'engagent dans une véritable refondation de la formation professionnelle. C'est un chantier pour 2008, et le gouvernement, en concertation avec les régions, y sera particulièrement attentif", a-t-il fait savoir. AP
ir/mw
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