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actu & culture


PARIS - mercredi 24 octobre 2007 à 18h36

François Fillon veut accélérer la lutte contre les discriminations à l'embauche



Le Premier ministre François Fillon a marqué mercredi sa volonté "d'accélérer" la lutte contre les discriminations à l'embauche pour que "plus jamais" des candidats issus de l'immigration ne soient obligés de changer leur nom pour avoir des entretiens.

"Je ne veux plus jamais entendre dire que telle entreprise réclame des candidats BBR (bleu blanc rouge) ou que telle autre élimine d'office les candidatures postées dans telle banlieue", a lancé M. Fillon, lors des cinquièmes entretiens de l'emploi organisés par l'ANPE.

"Plus jamais de candidats triés à vue, sur simple photo! Plus jamais de Tarek ou de Hocine obligés de se rebaptiser Jean-Pierre ou Patrick pour obtenir un simple entretien", a ajouté le Premier ministre. "Cela, ce n'est pas la France du mérite que nous voulons."

M. Fillon a estimé que l'accord national interprofessionnel de 2006 sur le sujet "doit encore trouver ses effets dans les entreprises". "La Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) le constate: la lutte contre ces discriminations progresse, mais trop lentement", a-t-il déploré.

Le Premier ministre a marqué sa volonté de lutter contre l'ensemble des discriminations à l'emploi, qu'elles soient liées au sexe, à l'âge, au handicap et aux origines, sans annoncer de mesures précises.

Il a confirmé que les discriminations liées au sexe "seront au coeur de la conférence sur l'égalité professionnelle entre hommes et femmes qui réunira fin novembre les partenaires sociaux". Cette conférence "déterminera une série de mesures concrètes que l'Etat s'engagera à soutenir" et "relancera la négociation collective sur l'égalité salariale".

Le Premier ministre a enfin prévenu qu'il n'excluait pas "d'aller encore plus loin pour faire disparaître les verrous sociaux, fiscaux ou réglementaires" qui découragent l'emploi des seniors.

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2008, examiné cette semaine à l'Assemblée nationale, alourdit les taxes sur les mises à la retraite d'office et les préretraites.

François Fillon a enfin défendu la fusion ANPE-Unedic, qui doit être effective début 2008. Ce rapprochement "ne remet pas en cause le statut actuel des personnels de l'agence" et "ne remet pas en question les prérogatives des partenaires sociaux ni pour la détermination des règles d'indemnisation ni pour la gestion financière du régime de l'assurance-chômage", a assuré le Premier ministre. AP

egp/sb