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actu & culture


PARIS - mardi 08 janvier 2008 à 13h47

Darcos: le service minimum d'accueil dans l'Education nationale expérimenté dès le 24 janvier



Le service minimum d'accueil des élèves dans l'Education nationale sera expérimenté dans le premier degré lors de la grève de la fonction publique le 24 janvier, a annoncé mardi le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos, qui a envoyé une directive en ce sens aux recteurs.

Le SNUIpp, principal syndicat d'instituteurs, parle d'une "usine à gaz" et souligne que dans le premier degré, un système de garde des élèves existe déjà et que les enseignants préviennent les parents "plusieurs jours à l'avance".

"C'est une grève qui sera sans doute forte puisque toute la fonction publique a décidé de s'y associer et donc ce sera un très bon test pour nous", a déclaré le ministre de l'Education sur LCI. Il a rappelé qu'il avait proposé aux maires de communes où des écoles sont implantées de leur rembourser les frais d'accueil des enfants en cas de grève grâce aux sommes prélevées aux enseignants grévistes.

Xavier Darcos a également confirmé sa volonté d'obliger les enseignants à se déclarer gréviste 48 heures avant le début d'une grève. "Ce sera la difficulté mais j'y tiens beaucoup, il faut que les inspecteurs d'académie aient une clarté de la situation au préalable", a-t-il expliqué.

Si le dispositif ne devait pas fonctionner, "il faudra aller plus loin", a prévenu le ministre de l'Education "parce que le président de la République l'a dit, le service minimum ça fait partie de notre projet politique". "Je ne reculerai pas sur ce sujet."

"Dans le premier degré, quasiment tous les enseignants préviennent déjà les parents plusieurs jours à l'avance s'ils sont en grève. C'est ce qui se fait et c'est justement ce qui nous permet d'annoncer la veille du mouvement une prévision de taux de grévistes à peu près fiable", a déclaré le secrétaire général du Syndicat national unitaire des instituteurs (SNUIpp) Gilles Moindrot, interrogé mardi par l'Assopciated Press

"Nous, on ne peut pas prendre le risque que des élèves qui sont petits viennent en classe seuls et trouvent porte close", a-t-il ajouté. Quant au système de garde, "les mairies peuvent actuellement organiser une garderie et certaines le font. Mais comme les parents savent plusieurs jours à l'avance qu'il n'y aura pas classe, soit ils restent à la maison, soit ils s'organisent avec de la famille ou des amis", a-t-il souligné.

Selon lui, cette expérimentation "va conduire à la mise en place d'une usine à gaz. L'Etat va financer les collectivités locales pour un système de garderie, avec une nécessité de mobiliser des gens pour effectuer des contrôles de versement" dans les communes où le système de garde aura été mis en place.

La circulaire adressé aux recteurs prévoit en effet le versement des fonds "35 jours après que le maire aura fait connaître à l'autorité académique ou à son représentant le nombre d'élèves ayant bénéficié de ce service", selon le ministère. AP

god/mw




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