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actu & culture


VAULX-EN-VELIN, Rhône - mardi 22 janvier 2008 à 12h33

Plan banlieue: Fadela Amara pour un renforcement du rôle du maire et une réforme de la fiscalité locale



Fadela Amara s'est dite favorable mardi à un renforcement du rôle du maire et à une réforme de la fiscalité locale, dans le cadre de son "plan banlieue" qui doit être présenté en détail par Nicolas Sarkozy le 8 février prochain.

Lors d'un déplacement dans la matinée à Vaulx-en-Velin (Rhône), la secrétaire d'Etat à la Politique de la Ville, accompagnée de sa ministre de tutelle Christine Boutin, a reconnu qu'il y avait une "pression qui pèse sur (ses) épaules" et celles du gouvernement "pour que ca change dans les cités".

Evoquant devant la presse les quelque 300 réunions de concertation territoriales tenues ces dernières semaines, elle a souligné qu'elles ont permis de voir émerger "tous les besoins des gens des quartiers, leurs attentes, leurs espoirs, l'envie que vraiment ça change concrètement". "Moi, je trouve que d'abord on est à la rencontre d'une France qui est très pauvre et qui a besoin vraiment que l'Etat soit présent à leurs côtés pour faire en sorte que la dynamique que nous lançons (...) permette de construire un vrai projet de France qui va émaner des quartiers", a-t-elle ajouté.

"Je pense très sérieusement qu'il faut que le binôme maire-préfet soit renforcé et qu'on donne un peu plus de responsabilité au maire, c'est le meilleur acteur de proximité", avait-elle déclaré un peu plus tôt sur France-Inter. Par ailleurs, "il nous faut poser le débat de la réforme de la fiscalité locale et de la DSU (dotation de solidarité urbaine)", a-t-elle ajouté, défendant un projet qui pose "un vrai débat politique" et ne se contente pas d'"un catalogue de mesures".

Fadela Amara a aussi souhaité "sécuriser financièrement" dans le cadre de "conventions pluriannuelles" les associations locales, dont les pratiques ont prouvé qu'elles "march(aient) bien". "En échange", ces associations, "qui tricotent le lien social", devront répondre à "des objectifs précis qui défendent les valeurs de la République", a-t-elle précisé, évoquant l'introduction d'une "culture d'évaluation, avec des méthodes d'évaluation".

"J'ai vraiment confiance en le président de la République et le Premier ministre sur leur volonté et leur détermination que ça change dans les cités", a-t-elle assuré, avant de défendre l'idée de "politiques spécifiques pour les quartiers en très grandes difficultés, et notamment pour les gens qui accumulent les handicaps sociaux". AP

pf/mw