Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Le ministre de l'Education Xavier Darcos a reconnu mercredi qu'il n'excluait pas une loi obligeant les enseignants du primaire à se déclarer grévistes deux jours à l'avance et accusé la direction du parti socialistes d'avoir donné des "directives" aux maires pour ne pas organiser de service minimum d'accueil des enfants du primaire le 24 janvier, jour de grève dans la fonction publique.
"Si le service d'accueil ne fonctionne pas bien (...) je suis disposé à aller plus loin et à souhaiter que les grévistes veuillent bien le faire savoir 48 heures à l'avance", a-t-il déclaré sur RTL, précisant "je ne l'exclus pas" à la question "ça veut dire qu'il faut faire une loi?".
Le ministre a ensuite accusé "la direction du parti socialiste" qui "visiblement a donné des directives très précises" aux maires pour refuser d'organiser un service d'accueil minimum pour les élèves du primaire.
"Sur les 2.000 villes qui vont le faire demain, il n'y a aucune ville qui soit tenue par le parti socialiste", a-t-il constaté. "Et même mieux que ça: il y a un certain nombre de villes qui étaient tentées de le faire et qui appartenaient à l'opposition, et qui finalement y ont renoncé, tout simplement parce qu'on a senti, sans aucun doute, que la direction du PS a considéré que c'était une mesure qui, bien qu'elle soit utile à l'opinion, pouvait favoriser le gouvernement."
"On ne va pas me dire que c'est pour faire plaisir à l'opinion, puisque l'opinion demande le contraire, alors c'est bien pour des raisons idéologiques", a conclu M. Darcos.
Dimanche, M. Darcos avait annoncé que les villes acceptant d'assurer ce service d'accueil minimum seraient remboursées à hauteur de 90 euros par groupe de 10 à 15 enfants. AP
pf/ma
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|