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La ministre de l'Economie Christine Lagarde a prévenu mardi que l'Etat ne va pas "subventionner" Mittal, le groupe qui a annoncé un plan de restructuration du site de Gandrange (Moselle).
"Le président n'a pas dit qu'il allait donner un chèque en blanc à Laskhmi Mittal", a assuré Christine Lagarde sur RTL. "Ce qu'il a dit, c'est que nous étions à la recherche de repreneurs pour l'activité menacée et que nous allions avec les organisations syndicales examiner les scénarios possibles".
La ministre de l'Economie a prévenu qu'"on ne peut pas forcer un industriel à investir" mais "on n'investit pas à sa place". "Le président de la République a dit qu'il souhaitait que la France conserve son industrie, que nous avions une politique industrielle et que plutôt que de verser des indemnités de chômage il souhaitait contribuer au développement d'une activité".
Et de marteler qu'"il n'a pas dit qu'il allait subventionner Mittal".
Plus tard, lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, Mme Lagarde a réaffirmé que "l'Etat mettra tous les moyens disponsibles pour assurer la pérennité d'un site industriel nécessaire au maintien de l'activité sidérurgique dès lors qu'elle est stratégique".
Rappelant qu'"un délai supplémentaire de deux mois a été consenti par le groupe Mittal pour explorer les autres scénarios", elle a assuré que "les autorités de l'Etat au plus haut niveau, le gouvernement tout entier sous la direction du Premier ministre sera particulièrement attentif à la manière dont, jour après jour, les deux mois qui viennent seront consacrés à examiner les scénarios".
"Cette histoire de Gandrange, c'est clairement la démonstration par le président que nous nous intéressons à la politique industrielle, et que chaque fois qu'il est possible de sauver des emplois dans des conditions économiques intelligentes, il faut le faire", a-t-elle estimé sur RTL.
"Pour l'instant, cela n'a pas été chiffré", a précisé Christine Lagarde, plaidant pour une "réforme de la formation professionnelle en France".
La ministre de l'Economie a noté que c'est "un site où des investissements supplémentaires auraient pu être effectués, mais surtout un nombre de salariés très important embauchés concomitamment et bénéficiant de très peu de formation professionnelle". AP
ljg/jp/mw
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