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Venu inaugurer à La Rochelle le nouveau train grande vitesse d'Alstom, Nicolas Sarkozy a vanté mardi la bonne santé du groupe quatre ans après son sauvetage, affichant sa volonté de faire de même pour l'usine ArcelorMittal de Gandrange (Moselle).
Alors qu'il était ministre de l'Economie, M. Sarkozy était intervenu en 2004 pour aider Alstom, en grave difficulté. L'Etat avait alors racheté 22% du groupe pour 800 millions d'euros, une part qu'il a ensuite revendue pour 2 milliards d'euros à Bouygues, une fois Alstom redressé.
"Quatre an après, Alstom est une des plus belles entreprises de France", s'est félicité le chef de l'Etat devant les ouvriers d'Alstom. "La boîte, elle est sauvée".
Il a plaidé pour "une politique industrielle offensive, pas défensive". A Gandrange lundi, les salariés "m'ont dit: faut faire avec nous ce que vous avez fait avec Alstom", a-t-il affirmé. "Est-ce qu'on peut garder des usines en France? Ma réponse est oui. Non seulement on peut mais on doit".
"Je crois dans l'avenir de l'acier" et "je préfère qu'on mette de l'argent pour investir dans l'usine (...) plutôt que mettre de l'argent pour mettre les gens en préretraite", a-t-il ajouté. AP
co/cov/mw
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