Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Reçue mardi par la ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel, l'intersyndicale de France Télévisions déplorait d'être "toujours dans l'incertitude" sur le bouclage du budget 2008 de la télévision publique et a appelé les personnels à se réunir au siège du groupe mercredi pour obtenir des précisions lors du conseil d'administration exceptionnel.
L'intersyndicale demande ainsi à être reçue à l'ouverture du CA extraordinaire "afin de remettre aux administrateurs" une liste de questions concernant notamment les pertes estimées sur les objectifs publicitaires en 2008, annonce-t-elle dans un communiqué en appelant les personnels du groupe présents à Paris à venir dans le hall du siège mercredi à 13h30.
Jean Corneille (Sud, France-3), s'exprimant au nom de l'intersyndicale, a déploré à l'Associated Press le fait que les salariés soient "toujours dans l'incertitude" après la rencontre avec Mme Albanel. "Il n'y a aucun moyen de calcul du manque à gagner d'ici la fin de l'année qui a pu être trouvé", a-t-il déploré.
Selon un communiqué du Syndicat national des journalistes (SNJ) résumant la rencontre avec Mme Albanel, France Télévisions et le ministère de tutelle devraient se mettre d'accord "dans les jours qui viennent" sur une méthode de calcul de ces pertes et des programmes de compensation. Mais pour M. Corneille, le chiffrage des besoins est d'autant plus difficile qu'"on ne sait pas encore si la publicité va s'arrêter totalement ou si elle va s'arrêter par pallier". Or, "ça va évidemment conditionner les nouveaux contrats de septembre. Il faut qu'on sache".
Selon le SNJ, Mme Albanel a également annoncé lors de cette rencontre qu'une lettre sera adressée ce mardi aux dirigeants de France Télévisions "dans laquelle l'Etat confirme ses engagements sur la compensation euro par euro des pertes publicitaires dès 2008 et par conséquent sur la dotation en capital".
"On travaille dans la précipitation en ce moment", a déploré Jean Corneille, jugeant "surréaliste" l'annonce du président sur la réforme de l'audiovisuel public "sans avoir pris aucune disposition à l'avance". Nicolas Sarkozy avait créé la surprise le 8 janvier dernier en recommandant une suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques. Actuellement, environ 75% de leurs ressources proviennent de la redevance (2,3 milliards d'euros en 2006) à laquelle s'ajoutent 500 millions d'euros provenant du budget général de l'Etat, selon la Cour des comptes. D'après la société de mesure des messages publicitaires Yacast, les chaînes publiques ont par ailleurs encaissé quelque 1,05 milliard d'euros de recettes publicitaires en 2007. AP
pf/mw
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|