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actu & culture


PARIS - mercredi 27 fevrier 2008 à 12h53

Des fabricants de produits d'entretien suspectés d'entente sur leurs prix, selon "Le Figaro"



Neuf grands groupes de produits d'entretien et d'hygiène sont suspectés d'entente sur leurs prix, dans une enquête ouverte en 2005 par le Conseil de la concurrence, rapporte mercredi "Le Figaro". Selon le quotidien, qui ne cite pas de sources, une enquête a été ouverte début 2005 par le Conseil après avoir reçu des informations du groupe SC Johnson qui souhaitait faire amende honorable et se protéger totalement ou partiellement d'éventuelles sanctions, dans une procédure légale "de clémence".

D'après cette confidence, de nombreuses informations auraient été échangées, par téléphone, courriels et "réunions secrètes" entre les fabricants de produits d'entretiens et insecticides, concernant les études de marchés et les prix proposés aux distributeurs.

Parmi les marques suspectées figureraient les groupes américains Procter & Gamble, Colgate-Palmolive, SC Johnson, Sara Lee ou encore les groupes Unilever (néerlando-britannique), Henkel (allemand), Reckitt-Benckiser (britannique) ainsi que les groupes Bolton et Vendôme, tous cités par SC Johnson durant son audition en décembre 2005.

"Le Figaro" cite également une seconde dénonciation, par le groupe Colgate, sur une entente avec Unilever et Procter & Gamble concernant des produits d'hygièle corporelle.

Joint mercredi par l'Associated Press, le service de presse de Procter & Gamble France s'est refusé à tout commentaire, expliquant "attendre la décision du Conseil de la concurrence".

Pour l'heure, aucune des autres entreprises citées n'était joignable dans l'immédiat tandis que le Conseil de la concurrence rappelle qu'il "s'est toujours refusé à publier des informations sur les affaires qu'il instruit", une "ligne de conduite (...) justifiée à la fois par le souci de respecter la présomption d'innocence des entreprises éventuellement mises en cause et par le souci de préserver l'efficacité des procédures menées par l'autorité française de concurrence". A l'avenir, le Conseil n'exclut pas cependant d'annoncer l'ouverture de procédures.

Les enquêtes seraient "quasiment bouclées", selon le journal qui précise qu'en janvier 2006, SC Johnson aurait été exonéré totalement de sanctions par le Conseil de la concurrence. AP

lat/mgh/ma/mw