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actu & culture


VESOUL, Haute-Saône - jeudi 06 mars 2008 à 17h18

Chômage: Nicolas Sarkozy salue une "très bonne nouvelle", à trois jours des municipales



A trois jours du premier tour des municipales, Nicolas Sarkozy s'est réjoui jeudi de la "très bonne nouvelle" sur le front du chômage, y voyant le résultat de sa "stratégie économique" tout en se défendant de toute "autosatisfaction".

Un taux de chômage à 7,8% fin 2007 selon l'INSEE, "c'est une très bonne nouvelle pour l'économie française", a affirmé le chef de l'Etat dès son arrivée à Vesoul (Haute-Saône), où il était venu visiter un Centre de formation et d'apprentissage (CFA) en compagnie de la ministre de l'Economie Christine Lagarde.

"Il n'y a aucune autosatisfaction, simplement la volonté de continuer à travailler", a-t-il assuré. "Les mesures économiques que nous avons prises (...) ça marche, ça produit des résultats. J'y vois un encouragement à continuer".

"Les résultats qu'on attendait de moi, on les fournit", a-t-il toutefois noté au passage. "C'est la démonstration qu'il n'y a pas de fatalité, qu'on peut obtenir des résultats". "Il s'agit pas de faire de la satisfaction", mais "il doit y avoir une petite responsabilité", a-t-il glissé, en rendant un hommage appuyé à Mme Lagarde.

Certes, "7,5% de chômeurs (le taux en France métropolitaine, hors Dom-Tom, NDLR), , c'est encore trop", a concédé celui qui s'est engagé à ramener le taux de chômage à 5% d'ici 2012. "La route est encore longue". Mais "2007 a été une année de création d'emplois et de baisse massive du chômage", et ce "malgré toutes les difficultés économiques que nous avons connues depuis un an".

Désormais, il se fixe "deux priorités absolues": "que tous les quinquagénaires puissent avoir une activité" et de faire en sorte que le chômeur qui refuserait "deux offres d'emploi raisonnables (voit) diminuées ou supprimées ses allocations". Sur ce dernier point, "à la fin mars je prendrai mes responsabilités", a-t-il prévenu.

Il a également souhaité développer l'apprentissage en France, et annoncé une réforme de la collecte de la taxe d'apprentissage. La France compte à l'heure actuelle 420.000 apprentis.

Interrogé jeudi sur la précarisation des contrats de travail, Nicolas Sarkozy a rétorqué: "je préfère le contrat de travail à durée déterminée que le chômage à durée indéterminée". "Ce qui compte, c'est que la France retrouve le chemin du plein emploi".

Quant à "la question des salaires, c'est une question centrale", a-t-il répété, confirmant "un grand projet sur l'intéressement et la participation" en juin.

Nicolas Sarkozy a parallèlement réaffirmé sa volonté d'imposer une cure d'austérité à l'Etat, avec notamment le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite. "Si vous ne faites pas d'économies sur cette partie-là, il n'y a aucune chance qu'on puisse alléger les charges et diminuer les impôts", a-t-il souligné, en évoquant les déficits publics et la dette de l'Etat.

"Ce travail de réforme (est) indispensable" pour "dégager des marges de manoeuvre". Mais le non-remplacement des fonctionnaires partant en retraite, "ça ne fera des économies qu'année après année", a-t-il reconnu. "ça fait mal tout de suite et ça rapporte que dans dix ans". Mais "pour trouver des marges de manoeuvre, il faut bien dire aux Français: attention! On ne peut pas tout se payer, on ne peut pas tout se permettre".

Nicolas Sarkozy n'a pas eu un mot jeudi sur les élections municipales, qui s'annoncent pourtant compliquées pour la majorité. Il s'est contenté de rétorquer à sa seule contradictrice lors de la table-ronde, Marie-Guite Dufay, présidente socialiste de la région Franche-Comté: "la France a besoin qu'on discute calmement (...) Moi je suis pas candidat aux municipales" et "on doit tous travailler ensemble (...) C'est pas la guerre, la démocratie". AP

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