Accès aux services
Login :  
Mot de passe :  
OpenID : Ok
Mot de passe oublié ? Inscrivez-vous ici


actu & culture


ROME - mardi 25 mars 2008 à 19h57

Alitalia: Air France-KLM va présenter une offre révisée vendredi


Agrandir l'image

Les dirigeants d'Air France-KLM et d'Alitalia ont de nouveau vainement tenté mardi de convaincre les syndicats de la compagnie aérienne italienne menacée de faillite d'accepter l'offre de rachat du groupe franco-néerlandais. Jean-Cyril Spinetta présentera une offre révisée vendredi.

"Le groupe Air France-KLM est prêt à faire le vendredi 28 mars de nouvelles propositions pour un accord cadre, et à débuter des négociations spécifiques avec les différentes catégories de personnel", a fait savoir le groupe dans un communiqué.

Et d'ajouter que pendant la réunion de Rome avec les syndicats, le président Spinetta avait assuré que "les conséquences sociales du plan industriel pour Alitalia ser(aient) étudiées de telle façon qu"aucun employé ne sera(it) laissé sur le bord de la route et qu'une solution appropriée sera(it) proposée à chacun des 2.100 salariés -dont 1.600 d'Alitalia et 500 d'Alitalia Servizi- concernés par le plan".

Les syndicats d'Alitalia avaient rejeté l'offre d'Air France-KLM lors de premiers entretiens mardi dernier, en raison notamment des suppressions d'emplois prévues -d'après l'agence de presse ANSA, M. Spinetta a évoqué mardi la possibilité de garder davantage de postes qu'initialement prévu.

En cours de journée mardi, quelques centaines de salariés ont protesté dans le calme devant les bureaux romains de la compagnie où se déroulaient les discussions, entonnant l'hymne national et agitant un immense drapeau italien. Luigi Angeletti, chef du syndicat UIL, a expliqué à ANSA que les représentants des salariés ne "demandaient pas la lune" et jugeaient "légitime de pouvoir discuter" de l'emploi mais aussi de la réduction des vols à l'aéroport de Milan Malpensa.

Le conseil d'administration d'Alitalia ainsi que le gouvernement italien, qui possède une participation majoritaire de 49,9% dans le transporteur, ont déjà donné leur accord à l'offre franco-néerlandaise qui valorise la compagnie à l'équivalent de 747 millions d'euros, mais le feu vert des syndicats et du prochain gouvernement italien est également nécessaire.

Des élections législatives anticipées sont en effet prévues pour les 13 et 14 avril. Or le favori dans les sondages, le conservateur de centre-droit Silvio Berlusconi, a prévenu qu'en cas de victoire il mettrait son veto au rachat d'Alitalia par Air France-KLM et a relancé ces derniers jours l'idée d'une reprise par l'Italien Air One, la seule autre compagnie à avoir présenté une offre indicative sur Alitalia en 2007.

Dans un entretien publié mardi par le journal "Milano Finanza", le ministre italien des Transports Alessandro Bianchi appelle lui-même Alitalia à ouvrir ses comptes à Air One pour lui permettre de préparer une offre ferme concurrente de celle d'Air France-KLM. Pour le chef du Parti démocrate italien (gauche) Walter Veltroni, en revanche, "Alitalia a besoin d'une solution. Cette solution, en l'état actuel des choses, c'est Air France".

Le chef du gouvernement de centre-gauche Romano Prodi a lui fait appel lundi au "sens des responsabilités" des syndicats, les exhortant à examiner l'offre du Franco-néerlandais. Le ministre de l'Economie Tommaso Padoa-Schioppa affirme que le temps presse car Alitalia perd 1 million d'euros par jour.

Selon l'édition de mardi du quotidien financier "Il Sole 24-Ore", Air France-KLM a jusqu'au 11 avril pour décider s'il va mener à bien le rachat d'Alitalia. Le journal évoque un "accord cadre" signé par les deux compagnies le 15 mars, en vertu duquel le groupe franco-néerlandais peut annuler la transaction si un compromis définitif entre Alitalia et ses syndicats sur la prise en charge sociale des suppressions d'emplois n'est pas entériné par le gouvernement sortant d'ici au 11 avril. AP

st/v488-com