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"Nous avons toujours en tête d'obtenir des garanties nouvelles" d'ArcelorMittal pour l'avenir du site de Gandrange (Moselle) menacé de fermeture, a assuré dimanche le ministre du Travail Xavier Bertrand, tandis que sa collègue de l'Economie Christine Lagarde a souligné que "l'objectif principal" était "de sauvegarder les emplois, de faire en sorte que tout le monde garde son job".
Le président Nicolas Sarkozy s'était lui-même rendu à Gandrange le 4 février dernier. "S'il y a un plan alternatif, si ce plan montre une solution crédible, avec M. (Lakshmi) Mittal ou un autre, l'Etat préfère payer pour le site que pour le chômage. Nous sommes prêts à faire des investissements sur les machines, on mettra de l'argent dans l'outil de production, mais aussi pour la formation", avait-t-il dit lors de cette visite.
"Nous n'avons pas l'intention d'oublier la moindre des promesses, le moindre des engagements. Et c'est la même chose pour Gandrange", a souligné dimanche soir M. Bertrand lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. "L'idée est toujours de modifier la décision initiale de M. Mittal. Le président de la République aura un contact cette semaine avec M. Mittal". M. Sarkozy, "parce qu'il l'a dit, reverra également les organisations syndicales".
"Nous avons toujours en tête d'obtenir des garanties nouvelles, pour l'emploi et justement la question de l'avenir" du site. M. Sarkozy "l'a dit. Ce qui a été dit sera justement mis en oeuvre" a ajouté Xavier Bertrand.
Selon Edouard Martin, délégué européen CFDT d'ArcelorMittal; la direction du groupe pourrait annoncer vendredi prochain en comité d'entreprise la fermeture de l'aciérie électrique et du train à billettes de Gandrange (Moselle) d'ici 2009, provoquant la suppression de 595 des 1.108 emplois.
Interrogée sur France Inter sur les promesses du chef de l'Etat, la ministre de l'Economie Christine Lagarde, a assuré que son objectif était de "respecter les droits des salariés" et qu'elle allait "examiner très attentivement (...) les réponses de la direction" d'ArcelorMittal après les contre-propositions des syndicats.
Estimant que "l'objectif principal", était "de sauvegarder les emplois, de faire en sorte que tout le monde garde son job" et, éventuellement, de "sauvegarder l'activité par des investissements extérieurs", la ministre a encore assuré: "Je sais qu'il peut y avoir des partenaires privés intéressés". AP
ll/lat/mw
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