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actu & culture


ROME - lundi 31 mars 2008 à 16h32

Alitalia: un des principaux syndicats italiens se retire des discussions



Un des principaux syndicats italiens, l'UIL, s'est retiré des discussions avec Air France-KLM sur la vente de la compagnie aérienne Alitalia, a rapporté lundi l'agence de presse italienne Ansa, citant des sources proches du dossier.

Selon ces sources, les discussions entre le PDG d'Air France-KLM Jean-Cyril Spinetta et les autres syndicats se poursuivent. L'UIL, précise l'agence Ansa, déplore l'absence de "contexte politique serein" et le manque de "garanties" autour du projet.

Silvio Berlusconi, leader du centre-droit favori des élections législatives anticipées prévues pour les 13 et 14 avril, a de nouveau dénoncé l'offre franco-néerlandaise vendredi.

"Air France a présenté des conditions inacceptables et offensantes qui mèneraient à la disparition d'Alitalia", a-t-il lancé lors d'un meeting électoral à Rome. "Nous ne pouvons absolument pas accepter qu'Alitalia soit vendue à Air France. C'est pourquoi nous disons clairement à nos amis français que quand nous serons au gouvernement, notre gouvernement ne scellera pas d'accord" dans ces conditions, a prévenu M. Berlusconi.

Air France-KLM a modifié son projet de rachat d'Alitalia en proposant de reprendre quasiment la moitié des effectifs des activités de maintenance et d'assistance au sol, afin d'obtenir le soutien des syndicats.

Air France affirme dans ce document qu'il reprendra la moitié des 3.691 employés d'AZ Servizi, la société de maintenance et d'assistance au sol détenue majoritairement par l'Etat italien. La compagnie franco-néerlandaise prévoyait dans son précédent projet de reprendre environ un quart des effectifs d'AZ Servizi.

Le projet révisé prévoit en revanche toujours la suppression de 2.120 emplois chez Alitalia, alors que la compagnie italienne perd environ un million d'euros par jour et se trouve en panne de liquidités. Air France-KLM affirme cependant avoir adopté une politique qui, selon elle, "n'abandonnera aucun des employés d'Alitalia".

La réduction du nombre de pilotes de ligne reste cependant un point d'achoppement majeur. L'Anpac, l'un des deux principaux syndicats de personnels navigants d'Alitalia, a estimé que la proposition de supprimer 507 postes dans ce secteur était encore "trop élevée".

La proposition révisée d'Air France-KLM est "inacceptable", ont affirmé des représentants de l'Anpac, critiquant également le projet d'arrêter les activités de fret d'Alitalia. Selon le nouveau projet, Air France prévoit de mettre un terme aux activités de fret d'Alitalia en 2010.

Selon des sources syndicales, le président d'Alitalia Maurizio Prato est prêt à attendre jusqu'à mardi pour voir si les syndicats de la compagnie aérienne italienne sont disposés à accepter l'offre d'Air France-KLM. D'après des personnes présentes lors de la rencontre, le dirigeant d'Alitalia a déclaré aux syndicats que les parties avaient jusqu'à mardi pour déterminer si un terrain d'entente était possible.

Le président d'Air France-KLM a confirmé que le projet de la compagnie n'avait pas changé depuis vendredi, d'après les sources syndicales. AP

ll/dj




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