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actu & culture


PARIS - mardi 01 avril 2008 à 09h21

"On peut admettre" la fermeture de Gandrange si ArcelorMittal propose des emplois à proximité, affirme François Fillon



"On peut aussi admettre qu'un groupe important puisse proposer à ses salariés d'aller travailler à quelques kilomètres de Gandrange", a affirmé François Fillon, interrogé mardi sur l'engagement de l'Etat dans le dossier de la fermeture partielle de l'aciérie de Moselle.

"La question n'est pas de savoir précisément où seront faits les investissements", a estimé le Premier ministre sur France-Inter.

"Ce qu'on veut, c'est que les emplois soient préservés, qu'il y ait des investissements", a-t-il déclaré. "Le groupe Mittal, ça n'est pas seulement la fermeture d'un équipement dans l'est de la France, c'est aussi des investissements sur les autres", a-t-il dit, "la question qu'il faut se poser, c'est de savoir (si) M. (Lakshmi) Mittal apporte un développement à l'économie française ou non".

"Nous ne voulons pas gérer les entreprises à la place des entreprises", a ajouté François Fillon.

Selon lui, le groupe ArcelorMittal n'a pas encore définitivement répondu aux questions de la France sur son projet de fermeture partielle de l'usine de Gandrange. "M. Mittal va voir le président de la République dans quelques jours", a précisé le Premier ministre. "Au vu des propositions qui seront faites, nous déciderons de notre position".

"Avec ou sans Mittal, l'Etat investira à Gandrange", avait promis Nicolas Sarkozy le 4 février, lors d'une visite sur ce site où de 600 emplois sont menacés. Le groupe Mittal envisagerait de transférer une majorité des emplois supprimés vers Florange, à 15km, et au Luxembourg, à 40km. AP

lp/ljg