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actu & culture


PARIS - vendredi 11 avril 2008 à 19h02

Les syndicats lycéens appellent à poursuivre la mobilisation



Les syndicats lycéens appellent à poursuivre la mobilisation. Reçus vendredi par le ministre de l'Education nationale, ils disent avoir trouvé Xavier Darcos "ouvert au dialogue" et "attentif", mais "buté" sur la question des suppressions de postes, revendication centrale de leur mouvement.

Ces rencontres avaient lieu au lendemain d'une cinquième journée de mobilisation contre les 11.200 suppressions de postes prévues en septembre 2008, fortement suivie à Paris avec une manifestation qui rassemblait entre 19.000 et 35.000 personnes selon les sources.

L'Union nationale lycéenne (UNL) et la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) appellent à de nouvelles manifestations mardi et jeudi en Ile-de-France et dans l'académie de Bordeaux, le reste du pays étant en période de vacances de printemps à partir de ce week-end.

De son côté, M. Darcos, qui n'a fait aucun commentaire vendredi à l'issue de ses rencontres avec les organisations lycéennes, recevra lundi une délégation de la Fédération syndicale unitaire (FSU, première fédération de l'Education).

"La chose positive de cette rencontre est qu'on a établi un véritable contact avec le ministre, alors que jusqu'à présent c'était porte close. Mais pour l'instant, nous n'avons aucune réponse concrète sur les suppressions de postes ou sur le bac professionnel", a déclaré à la presse la présidente de la FIDL Alix Nicolet vendredi matin à l'issue de deux heures d'entretien avec le ministre.

"Xavier Darcos nous a écoutés, a expliqué les raisons de ces suppressions de postes et de la réforme du bac professionnel, mais ces explications ne nous satisfont pas", a-t-elle ajouté.

Reçu en fin d'après-midi, le président de l'UNL Florian Lecoultre a salué une "ouverture de dialogue sur des questions annexes", tout en jugeant que le ministre restait "buté" sur le sujet des moyens pour les lycées.

"On a été écouté, on a eu une oreille attentive sur le bac professionnel et la réforme du lycée, mais le ministre reste toujours buté sur notre revendication centrale qui est celle des moyens", a-t-il déclaré.

"On n'a pas du tout été entendu sur la question des suppressions de postes, et tant qu'on n'obtient pas des moyens décents pour la rentrée 2008, la mobilisation ne s'arrêtera pas", a-t-il ajouté.

Les deux organisations assurent que le mouvement "continuera jusqu'à la victoire", et ne s'éteindra pas pendant la période des vacances de printemps.

L'UNL et la FIDL se montrent d'autant plus confiantes que les principaux syndicats du second degré, qui avaient appelé jeudi à la mobilisation aux côtés des lycéens, ont annoncé vendredi dans un communiqué qu'elles se réuniraient lundi "pour examiner ensemble l'indispensable suite nationale à donner (au mouvement) à partir du 5 mai, date du retour des vacances des trois zones, en lien avec les élèves et les parents d'élèves". AP

god/mw