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actu & culture


PARIS - dimanche 13 avril 2008 à 19h55

Perquisition au MEDEF: Laurence Parisot "très satisfaite"



Trois jours après une perquisition au siège du MEDEF dans le cadre de l'enquête sur l'UIMM, Laurence Parisot a salué dimanche cette "démarche judiciaire", la jugeant "tout à fait normale" et souhaitant que les investigations aillent "jusqu'au bout" afin d'"établir la vérité".

"Au total, je suis très satisfaite qu'il y ait eu cette opération", a déclaré la présidente du Mouvement des entreprises de France lors du "Grand Rendez-vous" Europe-1/TV5Monde/Le Parisien/"Aujourd'hui en France".

"Dans ces moments-là, on est un peu émus, c'est éprouvant, c'est impressionnant une perquisition" mais "depuis longtemps, j'appelle à la transparence" pour "toutes les fédérations professionnelles et les organisations syndicales", a-t-elle souligné. Dans ces conditions, "on dit oui à cette démarche-là", "c'est une bonne nouvelle, je pense que c'est la meilleure façon d'établir la vérité", a ajouté Laurence Parisot, en souhaitant que l'enquête sur les retraits de fonds suspects des comptes de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) "suive son cours et aille jusqu'au bout".

Cette perquisition, qui a duré jeudi plus de huit heures, était "tout à fait normale à partir du moment où des ex-dirigeants de l'UIMM avaient évoqué l'idée que je puisse être au courant de ce système caché, opaque et certainement condamnable", a-t-elle dit, rappelant qu'elle avait porté plainte contre ces anciens dirigeants pour diffamation afin que "la vérité soit dite".

Précisant qu'elle ne savait pas ce que les enquêteurs cherchaient au MEDEF ni s'ils l'avaient trouvé, elle a observé qu'avant même la révélation publique de cette affaire "fin septembre 2007", l'équipe dirigeante de l'organisation patronale avait "engagé un grand processus de modernisation".

"Le système vraiment condamnable, opaque qui est partiellement mis au jour (...) concerne une fédération adhérente du MEDEF", "pas le MEDEF", a-t-elle noté, répétant qu'elle ne savait "pas du tout" à quoi les retraits suspects avaient servi. Aujourd'hui, "plus que jamais (...), on ne peut aspirer qu'à des "fonctionnements clairs, compréhensibles, des règles du jeu" connues et partagées de tout le monde.

Laurence Parisot a ainsi estimé qu'il fallait "maintenant mettre en place les modes de contrôle, les procédures, toute une série d'exigences" pour "faire en sorte que ce genre de choses ne puisse à nouveau se reconstituer et émerger".

Le bilan et les comptes du MEDEF sont accessibles sur son site Internet, a-t-elle souligné. "Nous demandons à toutes nos fédérations adhérentes et à toutes les associations, y compris territoriales, adhérentes du MEDEF d'avoir une même démarche" et de "remplir cette obligation au plus tard à fin 2008, sous peine de ne plus faire partie du MEDEF".

Interrogée sur des menaces dont elle aurait été l'objet il y a quelques semaines, Laurence Parisot a déclaré qu'elle ne souhaitait pas s'"attarder sur le sujet". Mais "il est clair que le climat est parfois un peu compliqué", a-t-elle dit. "On voit bien que dans cette affaire, on bouscule des choses certainement importantes, peut-être des intérêts qui concernent beaucoup de gens". Mais "ma détermination est totale", a-t-elle prévenu. AP

cr/com/sb




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