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La présidente du Medef Laurence Parisot a estimé dimanche que la venue cette semaine du projet de loi portant "modernisation du marché du travail" devant le Parlement était "un événement majeur".
Comparant l'instauration de la possibilité d'une rupture de contrat à l'amiable à la "révolution très salutaire" du divorce par consentement mutuel introduit dans les années 70, elle a souhaité que le texte soit voté et entre en application.
"Nous avançons (...) collectivement, ce texte est le fruit d'un long travail mené entre les organisations syndicales et nous-mêmes, avec un seul objectif: faire baisser le chômage dans le pays", a-t-elle déclaré lors du "Grand Rendez-vous" Europe-1/TV5Monde/Le Parisien/Aujourd'hui en France.
La présidente du Mouvement des entreprises de France a estimé que le texte instaurait de la "souplesse" mais aussi de "la sécurité" à la fois "pour l'entreprise et le salarié". "L'urgence, c'est que cette loi soit votée et ensuite, entre en application", a-t-elle jugé. Le moment est "assez important" pour "la démocratie sociale" et "la démocratie politique": à cette dernière "de comprendre l'intérêt qu'elle a à respecter dans des moments comme ça la démocratie sociale", a-t-elle dit.
Précisant que le texte "invente une modalité de séparation", Laurence Parisot a observé qu'"il y aura toujours le licenciement, donc toujours le processus qui permet vraiment une protection du salarié", qu'"il y aura toujours la démission" mais qu'"il y aura comme option en plus la rupture conventionnelle si ça se fait d'un commun accord". Ce qui à ses yeux représente un "changement majeur".
Le texte va apporter "beaucoup" en "matière de formation", a-t-elle ajouté, jugeant qu'à l'avenir, "le bon droit du travail sera celui qui sera (...) élaboré avec les organisations syndicales".
La présidente du Medef a par ailleurs qualifié le projet d'accord entre les partenaires sociaux sur la représentativité syndicale de "révolution silencieuse mais de vraie révolution". Une "montagne" a été soulevée, a-t-elle considéré, notant que cette réforme "structurelle" permettrait peut-être, à terme, des "recompositions, des refondations", des "nouveaux acteurs". L'un des objectifs de cette réforme est d'améliorer le taux de syndicalisation en France qui stagne autour de 8% des salariés. AP
cr/com/sb
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