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La Commission Européenne a rappelé mardi que la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne interdisait toute sorte de discrimination et que donc le fait que les fumeurs ne soient pas spécifiquement mentionnés "ne signifiait pas qu'elle considère comme légale la discrimination à l'encontre des fumeurs".
"Les gens devraient être embauchés sur la base de leurs aptitudes et qualifications et non être empêchés d'emblée d'apporter la preuve de leurs capacités pour quelque raison que ce soit", insiste l'exécutif européen dans un communiqué. "Toute discrimination non mentionnée par la législation de l'UE relève de la responsabilité des Etats membres", souligne encore la Commission.
Si celle-ci "promeut un environnement non-fumeur au travail afin de protéger la santé à la fois des fumeurs et des non-fumeurs, la Commission doute fort qu'il soit politiquement acceptable de faire acte de discrimination envers les fumeurs", ajoute-t-elle dans un communiqué.
"Ce n'est certainement pas la bonne façon de traiter le problème de l'accoutumance au tabac et de ses implications sur le lieu de travail", estime l'exécutif, qui "lui-même ne pratique pas de discrimination à l'encontre des fumeurs mais garantit un lieu de travail sans tabac et cherche à aider les fumeurs à arrêter".
Le débat a été soulevé la semaine dernière par la députée européenne Catherine Stihler, travailliste écossaise, qui a interpellé la Commission à la suite de la publication d'une petite annonce pour une société en Irlande mentionnant "fumeurs s'abstenir".
La porte-parole du commissaire européen à l'Emploi et aux affaires sociales Vladimir Spidla, Katharina von Schnurbein, lui a répondu lundi que les fumeurs n'étaient pas mentionnés dans la législation européenne contre la discrimination mais que "la Commission ne s'opposait pas au recrutement de fumeurs".
L'Irlande interdit de fumer sur les lieux de travail fermés depuis 2004. Le nombre des fumeurs dans les Vingt-cinq plus les cinq pays candidats à l'adhésion est tombé à 27% de la population l'année dernière, contre 33% en 2002, selon l'UE. AP
st/com
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