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actu & culture


PARIS - lundi 14 avril 2008 à 21h57

Xavier Darcos: "Je suis à l'écoute mais je reste ferme"



Xavier Darcos affiche sa détermination face aux lycéens sur la question des suppressions de postes prévues dans l'enseignement à la rentrée prochaine, alors que de nouvelles manifestations doivent avoir lieu mardi à Paris et à Bordeaux.

"Je suis à l'écoute mais je reste ferme", déclare le ministre de l'Education nationale dans un entretien diffusé lundi soir sur le site internet du "Figaro".

"Nous sommes à la croisée des chemins. Soit l'on continue à considérer que la réponse aux problèmes du lycée est une réponse quantitative. Soit nous considérons que cette logique de nombre de postes n'est pas la bonne et qu'il faut un New Deal du lycée", souligne-t-il.

Observant que "la logique quantitative, défendue par les syndicats, n'a pas empêché la dégradation continuelle des performances de notre système scolaire dans les classements internationaux", Xavier Darcos avance que "vouloir plus de postes à tout prix" dans ce contexte est une "forme de recul", une "erreur".

A la question de savoir si des ajustements seront décidés pour les suppressions de postes, le ministre précise qu'il y aura "comme chaque année, des ajustements dans la répartition des postes, notamment dans les académies de Créteil et de Versailles, qui sont particulièrement concernées par les suppressions de postes".

Pour lui, "tout ne peut pas être réglé par la question de l'emploi public et rien ne sera réglé par une querelle de chiffres". "C'est d'ailleurs mon principal point de désaccord avec les syndicats enseignants et je ne peux me résoudre à voir des adolescents (...) reprendre ce leitmotiv à leur tour", dit-il.

En réponse au socialiste Jack Lang qui a réclamé une exception budgétaire pour le "ministère de l'avenir", Xavier Darcos considère que le "ministère de l'Education nationale sera le 'ministère de l'avenir' quand nous commencerons à parler de l'avenir, pas de la préservation du statu quo".

Déclarant partager "avec l'UMP le même désir de réformer profondément le système éducatif", le ministre dénombre "trois grands chantiers". "Premièrement, redéfinir l'articulation entre le temps scolaire, le temps d'accompagnement des élèves et le temps du travail autonome", dit-il. "Deuxièmement, réfléchir ensemble aux améliorations que nous pouvons apporter au statut du lycéen aujourd'hui" et "troisièmement, envisager ensemble la façon dont nous pourrions bâtir un lycée qui laisserait une plus grande autonomie aux élèves". AP

cr/com