Accès aux services
Login :  
Mot de passe :  
OpenID : Ok
Mot de passe oublié ? Inscrivez-vous ici


actu & culture


PARIS - mercredi 16 avril 2008 à 15h20

Les syndicats lycéens appellent à "amplifier le mouvement"



Les syndicats lycéens appellent à de nouvelles manifestations jeudi et à "amplifier le mouvement", après avoir obtenu une "fin de non-recevoir" sur la question des suppressions de postes lors d'une rencontre mercredi avec les conseillers du ministre de l'Education Xavier Darcos.

Les deux syndicats notent toutefois une "ouverture de dialogue" sur la réforme du lycée et celle du baccalauréat professionnel.

A Paris, les lycéens défileront jeudi après-midi de la place de la République à celle de la Nation où un cortège avait déjà rassemblé mardi entre 20.000 et 40.000 personnes, selon les sources. Un défilé est également prévu à Bordeaux. Il s'agira de la septième journée de mobilisation en trois semaines.

"Le bilan de cette nouvelle rencontre est très mitigé puisque le gouvernement reste très ferme sur les suppressions de postes" et n'est "pas décidé à bouger", a déclaré à l'Associated Press la présidente de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), Alix Nicolet, après une heure d'entretien au ministère de l'Education nationale.

"Il y a quelques changements sur la réforme du bac professionnel avec une ouverture sur un travail filière par filière, mais rien sur notre revendication principale", a-t-elle ajouté, avant de confirmer le nouvel appel à manifester jeudi à Paris.

"Sur la réforme du lycée, on continue à parler. Sur la question du baccalauréat professionnel, le ministre semble être prêt à s'engager à ce que le BEP ne soit pas supprimé", a expliqué de son côté le président de l'Union nationale lycéenne (UNL) Florian Lecoultre, reçu pendant une heure à la mi-journée.

"En revanche", a regretté M. Lecoultre, "sur notre principale revendication qu'est la question des moyens, le ministre refuse de dialoguer avec nous, c'est une fin de non-recevoir".

Les deux syndicats appellent donc à "amplifier le mouvement". "Le gouvernement ne peut plus rester sourd", a martelé M. Lecoultre.

Lors des questions au gouvernement, Xavier Darcos a exclu tout moratoire sur les suppressions de postes dans l'Education nationale. "Vous dites moratoire, je dis réforme. Vous dites suspension, je dis audace. Vous dites attendons, je dis changeons", a répondu le ministre au député PS Régis Juanico. Pour lui, "le progrès n'a pas besoin d'un moratoire". AP

god/egp/mw