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Le groupe de luxe LVMH ne subit pour l'instant "aucune conséquence" de l'appel sur Internet au boycott des produits français en Chine, affirme son patron Bernard Arnault, qui estime que "boycotter une partie des Jeux olympiques n'est pas une solution".
"Pour l'instant, nous n'en subissons aucune conséquence", déclare l'homme d'affaires français dans un entretien publié sur le site Internet du "Figaro". Plus loin, il précise: "les conséquences pour notre groupe sont très limitées. Elles seraient beaucoup plus importantes, j'imagine, si nous traitions de contrats publics".
Par ailleurs, Bernard Arnault "réfute catégoriquement les allégations" selon lesquels LVMH subventionne de manière indirecte la lutte du dalaï lama, le leader spirituel tibétain en exil en Inde. "Cela n'a absolument aucun fondement".
De plus, "même si l'on peut être choqué de ce qui se passe au Tibet, il est également choquant de voir des attaques contre la Chine", affirme le patron de LVMH, qui emploie "plus de 4.000 salariés" en Chine. "La Chine a fait d'immenses progrès depuis vingt ans, tant sur le plan du développement économique que de son ouverture au monde. La Chine a besoin de temps".
Et d'ajouter "qu'il faut se garder de donner des leçons, tant il y a de choses à améliorer dans le monde et même chez nous en Europe". "Boycotter une partie des JO n'est pas une solution. En outre, utiliser l'impact médiatique de cette manifestation ne me paraît avoir aucune chance d'efficacité", estime-t-il. AP
jp/
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