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La France va doubler dès cette année son enveloppe d'aide alimentaire aux pays pauvres, portée à "près de 60 millions d'euros", a annoncé vendredi Nicolas Sarkozy, en plaidant pour "un partenariat mondial pour l'alimentation et l'agriculture" face à la crise alimentaire qui sévit dans 37 pays du monde.
"Il est urgent d'agir pour renforcer la sécurité alimentaire", a déclaré le président français lors de la troisième rencontre des "économies majeures" sur l'énergie et le climat.
"Y-a-t-il un seul parmi nous qui peut rester indifférent à la révolte de ceux qui, dans les pays du Sud, ne peuvent plus manger à leur faim?", a demandé M. Sarkozy.
Le président français a donc plaidé pour "une coordination accrue des acteurs internationaux, institutions, Etats, secteur privé et organisations non gouvernementales". "La crise alimentaire appelle des réponses immédiates, et aussi une stratégie ambitieuse d'aide à l'agriculture", a-t-il dit.
Le Parti socialiste a dénoncé des "effets d'annonce qui masquent la réalité". "Cette mesure en apparence louable relève en réalité d'une grande hypocrisie car cette augmentation de l'aide alimentaire est annoncée pour masquer la chute libre de l'aide publique au développement sous la droite", estime Faouzi Lamdaoui, secrétaire national du PS à l'Egalité. Il note dans un communiqué que l'aide publique au développement française est passée en un an "de 0,47% du revenu national brut à seulement 0,39%", alors que la France s'était engagée à atteindre 0,7% en 2015. AP
egp/ma/sb
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