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La CFTC a décidé de ne pas signer la position commune sur le développement du dialogue social, a fait savoir le syndicat dans un communiqué.
"Le conseil confédéral de la CFTC, réuni le 17 avril en séance extraordinaire, a décidé à l'unanimité de ne pas signer la position commune sur le développement du dialogue social", précise le communiqué diffusé vendredi.
La CFTC constate que le "refus du Medef (Mouvement des entreprises de France, patronat) d'évoquer son financement" fait "reposer la poursuite de ce dialogue sur les cotisations des seuls syndiqués ou l'utilisation d'autres ressources". "Pour elle, donner la priorité au critère d'audience parmi les critères de représentativité pose un problème avec le risque de voir les syndicats consacrer une bonne partie de leur énergie à préparer les élections à l'intérieur des entreprises".
La confédération se dit également "convaincue que cet accord participe à déplacer la négociation" de "la branche vers les entreprises sans présence syndicale, là où le rapport de force est le plus défavorable aux salariés". Elle "demande au gouvernement -qui va reprendre la main- d'entendre les revendications de l'ensemble des organisations syndicales et de se soucier davantage du développement effectif du dialogue social à tous les niveaux plutôt que des préoccupations d'appareils patronaux et syndicaux".
Mercredi, la CGT a annoncé qu'elle signerait la "position commune sur la représentativité, le développement du dialogue social et le financement du syndicalisme", conclue dans la nuit du 9 au 10 avril entre les partenaires sociaux. Le syndicat FO a en revanche rejeté le texte, comme la CGC. La CFDT doit se prononcer le 24 avril.
Ce texte -dont le gouvernement doit s'inspirer pour légiférer- pourrait modifier le paysage syndical français et conduire à une reconnaissance de la FSU, de l'UNSA et de Sud-Solidaires, alors que depuis 1966 cinq confédérations (CGT, FO, CGC, CFTC, CFDT) sont les seules à être considérées comme représentatives au niveau national et à pouvoir signer des accords interprofessionnels. Un seuil de représentativité -au moins 10% des voix dans les entreprises, 8% au niveau interprofessionnel et dans les branches- est fixé par le texte.
sb/com
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