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Le Fonds monétaire international (FMI) a jugé lundi que l'extension de la crise du crédit et les perspectives de récession aux Etats-Unis risquaient de ralentir la croissance économique de l'Europe.
"Jusqu'ici, l'Europe a relativement bien résisté au ralentissement américain et aux turbulences financières globales, mais l'histoire suggère qu'elles feront de plus en plus peser leur poids", estime Michael Deppler, directeur du Département Europe du FMI.
Ces facteurs, combinés aux cours quasi-record de l'euro et à la hausse des prix alimentaires et de l'énergie, devraient voir la croissance du PIB en Europe passer de 3,9% l'année dernière à 2,6% cette année.
Ces prévisions s'affinent en deux catégories, la première concernant les économies avancées (les 15 pays de la zone euro plus le Danemark, la Suède et la Grande-Bretagne), la deuxième les économies émergentes, y compris la Russie, la Croatie, l'Albanie, la Turquie et l'Ukraine.
Le premier groupe devrait voir sa croissance réelle moyenne baisser de 2,8% en 2007 à 1,5% en 2008. Le second devrait lui chuter de 6,9% à 5,5%.
Dans la zone euro, ces chiffres passent à 1,4% pour 2008 et 1,2% en 2009.
La forte augmentation est "une source supplémentaire de faiblesse" de ces économies, ajoute Michael Deppler.
Selon le rapport annuel du FMI, l'inflation dans la zone euro (plus de 317 millions d'habitants, et plus de 15% du PIB mondial) atteint actuellement 3,6%, soit son plus haut niveau en 16 ans.
Autre menace à prendre en compte, selon le FMI, celle d'une explosion de l'actuelle crise du crédit.
Les pays les plus vulnérables selon le FMI sont ceux qui voient se ralentir en ce moment des marchés jusqu'ici florissants en matière d'immobilier, comme la Grande-Bretagne et l'Espagne. Egalement particulièrement à risques, les pays émergents dont la dette extérieure est importante. AP
nc/v
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