Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Bruxelles va demander à Rome de clarifier la nature du prêt-relais de 300 millions d'euros accordé en urgence mardi à la compagnie aérienne italienne Alitalia, a fait savoir jeudi un porte-parole de la commission. Les instances de régulation de la concurrence ont des "doutes" sur la légalité de ce prêt au regard de la réglementation européenne sur les aides d'Etat.
Michele Cercone, porte-parole chargé des Transports, a précisé que les autorités italiennes avaient présenté mercredi le prêt-relais annoncé mardi aux responsables de la commission européenne, mais que les discussions avaient soulevé plus de questions que de réponses.
"Ils maintiennent que les mesures ne constituent pas une aide d'Etat car le prêt est accordé sur la base de termes commerciaux. Nous analysons actuellement le document en détail", a-t-il déclaré à la presse. "Il est déjà clair que dans les prochains jours nos services vont envoyer une lettre aux autorités italiennes les informant d'un certain nombre de doutes que nous avons sur ces mesures et réclamant des clarifications supplémentaires".
Le président du Conseil élu Silvio Berlusconi, qui a déjà invité les investisseurs italiens à présenter une offre pour Alitalia d'ici un mois, a défendu jeudi l'idée du prêt d'urgence, estimant que c'était la bonne chose à faire.
"L'Union européenne doit encourager les bonnes décisions et ne pas s'y opposer ni les gêner", a-t-il déclaré. "Nous ne craignons pas d'être gênés dans quelque chose qui est justifié, nécessaire et correct".
A l'issue d'une réunion de son conseil d'administration, Alitalia a de son côté salué le prêt du gouvernement italien, tout en jugeant la recapitalisation "essentielle" pour la survie de la compagnie. Estimant que cette recapitalisation devait intervenir le plus vite possible, Alitalia a indiqué n'avoir reçu aucune nouvelle offre depuis le retrait d'Air France-KLM. AP
sb/v302/jp/v
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|