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'ici à l'été, faute d'avoir pu faire plier Xavier Darcos avec leurs manifestations de mars et d'avril. Et la contestation pourrait s'étendre à l'ensemble de la Fonction publique.
Au moins six journées d'action, de manifestations et de grèves sont d'ores et déjà prévues d'ici la fin mai. Outre la question des moyens, la contestation porte également sur la réforme du baccalauréat professionnel ou encore des programmes scolaires dans le primaire, les syndicats dénonçant "l'absence de dialogue et de concertation".
Sur TF1 et France-2 jeudi dernier, le chef de l'Etat a réitéré son soutien au ministre de l'Education nationale, excluant de revenir sur les suppressions de postes dans l'Education.
"Les suppressions de postes pour la rentrée 2008 touchent essentiellement les lycées les plus en difficulté", lui a répondu la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) dans un communiqué. M. Sarkozy "ne peut pas ignorer que toute une partie de la jeunesse étudie dans des conditions d'études déplorables".
A partir de lundi, la plupart des établissements scolaires rouvriront leurs portes avec la fin des vacances de printemps, sauf dans les académies de Bordeaux, Créteil, Versailles et Paris encore en congés pendant une semaine.
Les organisations lycéennes, appuyées par les syndicats d'enseignants, comptent mettre à profit cette rentrée pour relancer leur mouvement en sommeil depuis le 18 avril et appellent à de nouvelles manifestations en province dès mardi.
Ce jour-là, le Syndicat national des enseignements du second degré (SNES) appelle à une journée nationale de mobilisation avec, à la clé, des préavis de grève locaux parfois lancés par des intersyndicale SNES, CGT, Sud, SGEN-CFDT. Les lycéens et les enseignants appellent également à se joindre, jeudi, aux traditionnels défilés syndicaux du 1er mai.
A partir du 5 mai, toutes les académies du pays seront sorties des congés de printemps et les syndicats lycéens appellent à une nouvelle journée de manifestations dans toute la France -et notamment à Paris- dès le mardi 6 mai avec comme objectif en cas de succès de relancer le cycle des défilés deux fois par semaine les mardis et jeudis.
Le 15 mai, 18 organisations de l'Education nationale dont les principaux syndicats d'enseignants et de lycéens appellent à une journée nationale de mobilisation unitaire, avec une grève et des manifestations dans tout le pays à l'appel des syndicats FSU, CGT, FO, Sud, SGEN-CFDT, SE-UNSA. Cinq fédérations de fonctionnaires appellent également à cesser le travail et à manifester ce jour-là.
Cette journée de mobilisation sera suivie trois jours plus tard d'une manifestation nationale à Paris, dimanche 18 mai, à l'initiative de la Fédération syndicale unitaire (FSU) pour la défense du service public de l'Education.
Les syndicats appellent en outre à se mobiliser le samedi 24 mai pour une "grande journée de mobilisation, de rencontres avec la population et de manifestations dans tous les départements".
"Il y a une intensification de la protestation, à condition que tout le monde suive", a expliqué à l'Associated Press le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri.
"On sent un vrai ras-le-bol qui ne porte pas que sur les suppressions de postes mais aussi sur l'absence de dialogue, les programmes, les craintes liées au métier d'enseignant", a-t-il ajouté. "S'il y a un vrai rapport de force, le gouvernement ne pourra pas rester sans rien faire". AP
god/mw
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