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La secrétaire d'Etat à la Ville Fadela Amara a précisé lundi que l'Etat allait consacrer près de 250 millions d'euros sur trois ans pour financer le "contrat autonomie", qui a pour but d'accompagner 45.000 jeunes de banlieue vers l'emploi.
Interrogée sur BFM-TV et RMC-Info sur le coût pour l'Etat de cette mesure inclue dans le plan "Espoir Banlieues" présenté en février, Fadela Amara a indiqué qu'"on a à peu près compté 250 millions d'euros (...) sur une période de trois ans".
Les jeunes seront "pris en charge" durant 6 mois "pour être 'coachés'" et pour leur apprendre les "codes de l'entreprise", afin d'être ensuite "placés" en entreprise, en CDD et CDI, a-t-elle expliqué. "Il va y avoir les deux, mais on se bat vraiment pour que ce soit des emplois durables", a souligné Mme Amara, qui veut "diviser par deux" le chômage dans les banlieues.
Ce sont des "organismes de placement privés ou publics", soumis à une "obligation de résultats", c'est-à-dire payés "quand les gamins seront placés", qui assureront le 'coaching' et le placement, sur un "modèle britannique" aux "excellents résultats", a-t-elle fait valoir.
Cette mesure "extrêmement volontariste" à laquelle le président est "extrêmement attaché" concerne "des jeunes de moins de 26 ans, voire 30 ans selon les situations", a expliqué la secrétaire d'Etat.
"Le problème c'est que nous avons des gamins qui échappent complètement à tous les dispositifs. Donc, il faut parfois aller les chercher dans les cages d'escalier", a-t-elle reconnu. "Une fois placés, ces jeunes seront suivis pendant six mois pour éviter qu'ils ne ressortent", du monde du travail. AP
lat/ljg
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