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Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a dénoncé mardi "un enterrement de première classe pour la reconnaissance de la pénibilité" dans la réforme des retraites telle qu'elle est proposée par le gouvernement.
"Cela fait trois ans que nous négocions avec le patronat sans parvenir à (...) une reconnaissance des métiers pénibles. Nous avions demandé il y a un mois au gouvernement de prendre une initiative dans l'orientation concernant l'avenir des retraites: c'est un enterrement de première classe pour la reconnaissance de la pénibilité", a affirmé M. Thibault sur France Info, refusant l'argument de "l'accroissement de l'espérance de vie", même si elle est une "réalité".
Dans son projet de réforme, "le gouvernement ne traite pas de la pénibilité du travail", a-t-il martelé.
"C'est inadmissible de tenir les salariés tous à la même enseigne, sans tenir compte que certains d'entre eux ont une espérance de vie inférieure de sept années dès lors qu'ils ont travaillé à des activités (...) particulièrement pénibles durant toute leur carrière", a-t-il souligné.
Le leader de la CGT a réitéré son appel à la mobilisation le 1er mai sur cette question des retraites et dénoncé plus généralement "le peu de cas qui a été fait" des propositions syndicales dans le projet gouvernemental.
"Les consultations d'hier relèvent plus de la parade que de l'esprit de négociation, que nécessite un chantier comme celui-là", a-t-il affirmé, estimant que les solutions du gouvernement sont "gravissimes (...) dès lors qu'elles vont contribuer à diminuer le niveau des retraites versées au fil des années à venir". AP
lat/mw
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