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actu & culture


PARIS - mercredi 30 avril 2008 à 09h29

Denis Gautier-Sauvagnac: l'existence de la "caisse de secours mutuel" était "un secret de polichinelle"



L'ancien président de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) Denis Gautier-Sauvagnac affirme que l'existence de la "caisse de secours mutuel" était "un secret de polichinelle", selon le procès verbal de son audition le 16 avril dernier et dont "Les Echos" publie de larges extraits mercredi.

Selon le procès verbal de son audition devant le juge Roger Le Loire qui l'a mis en examen le 15 janvier pour "abus de confiance", "recel d'abus de confiance" et "travail dissimulé", DGS assure que "beaucoup de gens" étaient au courant mais "pas dans le détail". "Il s'agit d'un secret de polichinelle (...). Ce qui se pratique depuis si longtemps n'a pas pu être méconnu d'un grand nombre de personnes, à l'intérieur comme à l'extérieur de l'UIMM", explique-t-il.

A propos des bénéficiaires de cette caisse, Denis Gautier-Sauvagnac précise: "Je n'ai jamais mentionné une organisation syndicale comme destinataire". "Les procédures étaient très diverses selon les cas, mais je n'appelais jamais personne." Ces derniers temps, il y avait "entre cinq et dix" bénéficiaires.

Devant le juge Le Loire, Denis Gautier-Sauvagnac a déclaré en avoir "assez que l'on parle de la caisse noire de l'UIMM alors que l'origine des fonds est parfaitement claire: ce sont des cotisations à l'UIMM d'entreprises de la métallurgie. Ces fonds, alimentés à l'origine par ces cotisations, ont été fort bien gérés par l'UIMM et ont donc atteint un montant aujourd'hui un peu supérieur à 600 millions d'euros pour des cotisations initiales bien inférieures".

Sur les bénéficiaires de retraites complémentaires en liquide, DGS assure qu'"un certain nombre de personnes sont aujourd'hui décédées. Et puis il y avait une ancienne secrétaire générale et une autre personne en tant qu'ancien délégué général adjoint" (Jusqu'en 2007, François Ceyrac. NDLR).

Quant à sa situation actuelle, l'ancien délégué général puis président de l'UIMM précise au juge d'instruction: "aujourd'hui, je suis en préavis de retraite depuis le 1er avril 2008, j'ai quitté mes fonctions opérationnelles depuis cette date, et je prends ma retraite à la fin de ce préavis, c'est-à-dire le 1er janvier 2009. (...) J'ai été dispensé par l'UIMM d'exécuter ce préavis à compter du 1er avril 2008". AP

lat/ma