Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Le service minimum d'accueil va être relancé. Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a demandé à ses services de poursuivre et d'amplifier le dispositif expérimenté le 24 janvier dans les écoles primaires à l'occasion du mouvement de grève des enseignants prévu le 15 mai.
"Je refuse" la "double peine" qui veut "qu'à l'absence d'enseignement pour les enfants s'ajoute l'obligation de trouver des solutions de garde alternatives, voire de prendre un jour de congé forcé", a précisé samedi Xavier Darcos lors du Congrès de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP), à Clermont-Ferrand.
"C'est pourquoi j'ai demandé aux inspecteurs d'académie" et aux recteurs de "bien vouloir relancer" le dispositif de service minimum d'accueil (SMA) dans le primaire "dans la perspective du mouvement social du 15 mai", a-t-il ajouté, déclarant "regretter l'attitude des municipalités qui ont refusé, par pure idéologie, de rendre ce service aux familles".
Le ministre avait déjà fait part de ses intentions dans une note en date du 23 avril qu'il avait adressée aux recteurs et aux inspecteurs d'académie. "Dans la perspective des mouvements sociaux prévus au cours du mois de mai, je souhaite poursuivre et amplifier l'expérimentation du service minimum d'accueil mise en place à l'occasion de la grève" unitaire du 24 janvier, souligne-t-il dans cette note.
Rappelant les modalités d'organisation du SMA, il observe que l'expérimentation de cette mesure a "démontré son utilité en assurant l'égal respect du droit de grève des personnels et de la liberté de travail des familles". "C'est pourquoi je vous demande de renforcer le service minimum d'accueil, à partir des constats effectués lors de la grève du mois de janvier, dans les secteurs où les besoins d'accueil apparaissent les plus importants", ajoute M. Darcos.
Ainsi que l'explique le ministre, les conventions d'organisation du SMA -représentant la base du contrat établi avec la commune pour assurer l'accueil des élèves- posent le principe de la participation financière de l'Etat (90 euros pour un à 15 élèves accueillis et 90 euros supplémentaires par tranche de 15 élèves en plus). Cette participation doit être versée à la commune dans un délai maximum de 35 jours après la communication au rectorat du bilan de l'accueil.
Le 24 janvier au soir, Xavier Darcos s'était félicité du "bilan excellent" du service d'accueil des élèves durant la grève des fonctionnaires dans quelque 2.000 communes. Mais plusieurs organisations syndicales ont critiqué cette mesure, dénonçant notamment une opération de politique politicienne, et des communes de gauche ont refusé de participer au dispositif.
Interrogée samedi matin sur RTL, la présidente de la PEEP Anne Kerkhove s'est elle déclarée "tout à fait" pour le service minimum d'accueil. "L'Education nationale est un service public", elle "se doit d'accueillir tous les enfants", a-t-elle fait valoir. Il n'y a "pas de raisons que ce soit systématiquement les parents et les enfants qui fassent les frais de ces grèves, parce que c'est ça en fait: ça n'ennuie personne d'autre que les parents et ça ne pénalise personne d'autre que les enfants", a-t-elle jugé. AP
cr/div
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|