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Voici les principales réactions syndicales et patronales après les annonces du président Nicolas Sarkozy sur l'intéressement et la participation:
- La CGT estime que cette mesure "injuste et inégale n'est pas de nature à répondre à l'exigence d'augmentation des salaires et de revalorisation du pouvoir d'achat qui est au centre des luttes actuelles". Dans un communiqué, elle la juge "aléatoire, destinée aux seuls salariés stables des entreprises, inégale selon le type d'entreprise et la stratégie de gestion des directions" et déplore que "cette forme de rémunération va se développer au détriment des autres formes de rémunérations et notamment des salaires".
- Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a émis une "seule critique", "c'est que ce sont des primes qui ne sont pas assujetties aux cotisations sociales". "Notre but, c'est que, s'il y a de l'intéressement en plus, (...) les salariés cotisent sur cette partie-là pour leurs retraites pour améliorer leurs retraites", a-t-il déclaré sur France-Inter. "Donc essayons de faire deux choses en une".
- La CFTC "rappelle que les entreprises devraient avoir l'obligation d'avoir conclu un accord salarial, au minimum vieux de trois ans, avant toute distribution de participation ou d'intéressement". Dans un communiqué, elle estime que "ceci permettrait de redynamiser la politique salariale dans notre pays". C'est également "en augmentant les salaires que l'on permet des ressources pérennes pour nos systèmes de retraite et de sécurité sociale", souligne-t-elle.
- Laurence Parisot, la présidente du Medef, a souligné que "presque neuf entreprises sur dix ont cette négociation (sur l'intéressement, NDLR), et la plupart arrivent à des accords avec leurs représentants du personne. Le vrai enjeu n'est pas là". "Le vrai enjeu c'est la croissance, le vrai enjeu c'est de donner plus de liberté, plus de souplesse", a-t-elle déclaré sur France-2.
- La CGPME "partage l'objectif du chef de l'Etat visant, par l'incitation et non par l'obligation, à doubler l'intéressement dans les entreprises en 4 ans". Dans un communiqué, elle "se réjouit du crédit d'impôt de 20% dont pourront prochainement bénéficier les PME mettant en place un accord d'intéressement" et "mettra tout en oeuvre pour assurer le succès d'un dispositif qui évitera aux PME de se voir imposer par la loi une contrainte supplémentaire". AP
jp/sb
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