Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|
Les "fonds dégagés par les surplus de TVA", qui vont abonder un fonds d'aide annoncé par Nicolas Sarkozy pour faire face à la hausse des prix du pétrole, doivent aussi permettre le "le financement de la mesure du chèque-transport", a estimé mardi le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande.
"S'il est important de dégager un fonds pour des professionnels qui souffrent, il ne faut pas oublier les salariés" qui "n'ont pas d'autres moyens pour se déplacer que de prendre leur voiture", a déclaré M. Hollande sur Europe 1, estimant que c'était "la grande omission" dans l'intervention de Nicolas Sarkozy mardi matin sur RTL.
François Hollande demande "donc que les fonds dégagés par les surplus de TVA, dont le gouvernement de François Fillon niait l'existence" permettent aussi "le financement de la mesure du chèque-transport". Bien que "votée par la majorité sortante Villepin Raffarin", la mesure du chèque-transport "n'a toujours pas été appliquée", a-t-il déploré.
Quant à la création d'un fonds d'aide pour amortir les prix du pétrole, elle "était demandée depuis longtemps, elle est décidée aujourd'hui. Tout dépend maintenant comment ces sommes qui vont être dégagées pourront être affectées", selon M. Hollande.
"Ce que vient de proposer Nicolas Sarkozy à ses homologues européens, c'est en définitive la généralisation de la TIPP flottante (taxe intérieure sur les produits pétroliers). Tant mieux si cette proposition peut être prise à l'échelle de l'Europe, rien n'empêche de la prendre à l'échelle nationale", a-t-il observé.
Nicolas Sarkozy a annoncé notamment sur RTL mardi matin la création d'un fonds d'aide face à la hausse du prix du pétrole, abondé par les surplus de TVA. Le chef de l'Etat a suggéré "que toutes les recettes supplémentaires dues à la TVA sur les produits pétroliers à partir d'un certain niveau (...) soient mises dans un fonds qui va nous permettre d'aider les Français qui en ont le plus besoin".
Il s'était auparavant rendu au marché de Rungis. "Il faut éviter ce type de communication qui peut paraître outrancière. C'est bien qu'on se préoccupe des Français, mais se préoccuper des Français, ce n'est pas nécessairement de se lever tôt le matin", a commenté François Hollande.
"Nicolas Sarkozy est en campagne, comme si d'ailleurs il était candidat", selon M. Hollande. "Ce qu'on attend du président de la République, c'est non pas qu'il abandonne ce qu'il avait dit dans la campagne, mais qu'il soit en capacité d'atteindre les objectifs qu'il avait fixés aux Français", a-t-il dit. AP
lat/ll
Précédent |
Envoyer à un ami |
Imprimer |
Suivant |
|---|