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FO, l'UNSA, la CFTC et la CFE-CGC ont annoncé lundi qu'elles ne se joindraient pas à la mobilisation du 17 juin contre la réforme des retraites et pour la défense des 35 heures. La CGT et la CFDT se retrouvent accusées par la plupart des autres syndicats d'avoir "ouvert la porte" à la remise en cause des 35 heures en signant avec le patronat un accord permettant de négocier le temps de travail dans les entreprises sous certaines conditions.
L'UNSA, FO, et la CFTC mettent en cause la CGT et la CFDT pour leur signature au bas de la "position commune" sur la représentativité syndicale. L'article 17 de ce texte signé en avril avec la MEDEF et la CGMPE prévoit la possibilité de négocier le temps de travail dans les entreprises sur la base du contingent d'heures supplémentaires et "à titre expérimental". Le gouvernement a décidé de passer outre et d'aller au-delà.
La CFE-CGC, tout en annonçant qu'elle ne participera pas à la journée du 17, se garde d'évoquer la position commune et réserve ses critiques au gouvernement qu'elle accuse d'avoir fait passer la question des retraites au second plan en déclenchant cette polémique.
"Nous n'appelons pas à manifester le 17 car nous considérons que c'est cet article de la position commune qui a permis d'ouvrir une porte dans laquelle le gouvernement s'est engouffré", a déclaré lundi à l'Associated Press l'une des porte-parole de la CFTC Gabrielle Simon.
"Le gouvernement avait très envie de faire ce qu'il a fait avec les 35 heures. Ce n'était pas à nous, partenaires sociaux, de lui donner cette autorisation, et nous considérons toujours que les organisations syndicales signataires de cette position commune doivent retirer leur signature", a-t-elle ajouté.
"En faisant des élections d'entreprise le lieu unique de la légitimité syndicale, la CFDT et la CGT ont de fait validé la grande idée du MEDEF de faire de l'entreprise, au détriment de la branche, le lieu essentiel de la production des accords, ce que le gouvernement a entériné", estime de son côté l'UNSA dans un communiqué indiquant son refus de participer à la journée du 17 juin.
"Aux signataires de la 'position commune' d'assumer les conséquences de leur signature", écrit encore l'organisation syndicale.
Le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly a pour sa part accusé lundi sur LCI la CGT et la CFDT d'avoir donné, avec leur signature, un "feu vert" au gouvernement en acceptant de "parler du temps de travail". Les deux organisations syndicales "ont accepté des concessions qui sont graves pour les salariés", a reproché M. Mailly.
La CFE-CGC, pour sa part, évite soigneusement d'évoquer la "position commune" dans un communiqué où elle estime que "le dossier des retraites passe une nouvelle fois au second plan par une astuce du gouvernement (...) qui mélange tous les dossiers". AP
god/ll
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