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actu & culture


PARIS - jeudi 05 juin 2008 à 10h06

Le taux de chômage à 7,2% au premier trimestre 2008, selon l'INSEE



Le taux de chômage pour l'ensemble de la France métropolitaine s'établissait à 7,2% de la population active au premier trimestre 2008 selon les chiffres publiés jeudi matin par l'INSEE, soit une baisse de 0,2 point par rapport au dernier trimestre 2007. Sur un an, le taux de chômage passe de 8,4% à 7,2% de la population active sur l'ensemble de la France métropolitaine.

En comptant les Départements d'outre-mer, le taux de chômage était de 7,5% au premier trimestre 2008, contre 7,8% au dernier trimestre 2007, soit une baisse de 0,3 point.

"C'est une très très bonne nouvelle", a réagi la ministre de l'Economie Christine Lagarde jeudi matin sur France-Info. "C'est une confirmation que tous les efforts que nous mettons en place, tous les efforts développés par les entreprises, sont en train de payer", a-t-elle ajouté.

Selon le ministère de l'Economie, le taux de chômage est en baisse pour le 7e trimestre consécutif, et le niveau "est historiquement bas", puisqu'il "n'a pas été observé en France depuis le 1er trimestre 1983".

La ministre se dit "confiante dans la poursuite de cette évolution qui va contribuer à la réalisation des objectifs de 5% de taux de chômage et de 70% de taux d'emploi en 2012".

Parmi les hommes, le taux de chômage en France métropolitaine entre le dernier trimestre 2007 et le premier trimestre 2008 est passé de 7% à 6,8%, et de 7,9% à 7,5% chez les femmes.

Mais contrairement aux deux trimestres précédents, les données statistiques fournies par l'INSEE jeudi matin rendent impossible toute comparaison à la baisse, ou à la hausse du nombre de personnes en emploi précaire.

Les dernières statistiques de l'Institut, publiées en mars dernier, montraient une hausse du nombre de personnes sous employées, le taux passant de 5,3% à 5,6% entre le dernier trimestre 2006 et le deuxième trimestre 2007, avant une stabilisation jusqu'à la fin de l'année dernière.

Selon la définition de l'INSEE, le "sous-emploi" prenait en compte "les personnes qui ont un emploi à temps partiel, qui souhaitent travailler plus d'heures, et qui sont disponibles pour le faire ou qui cherchent à le faire".

Etaient également incluses dans le sous-emploi "les personnes ayant involontairement travaillé moins que d'habitude", par exemple ayant connu une période de chômage technique.

Mais au premier trimestre 2008, ce taux bascule brutalement de 5,6% à 4,4% de la population active. Selon l'INSEE, ce nouveau chiffre -une "rupture de série"- s'explique par le fait qu'au "premier trimestre 2008, la formulation de la question sur le souhait de travailler plus d'heures" a été modifiée, afin "de se rapprocher du concept du Bureau international du travail (BIT) ainsi que de la définition du sous-emploi".

Et l'Institut souligne que cette amélioration "rend impossible toute comparaison avec les niveaux précédents".

Interrogée jeudi par l'Associated Press, une statisticienne de l'INSEE précise toutefois que si le questionnaire était resté inchangé, "la tendance observée depuis le dernier trimestre 2006 se serait poursuivie, à plus ou moins un point". AP

god/ljg




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