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"J'ai bien l'intention de faire de la Caisse des dépôts et consignations un fonds souverain", a déclaré jeudi Nicolas Sarkozy lors d'un déplacement au Creusot (Saône-et-Loire). Car "il n'y a aucune raison que la France n'ait pas de fonds souverain".
"Nous ne sommes pas opposés à l'investissement en France des fonds souverains des autres pays, à partir du moment où les règles sont transparentes et (qu'il y a) la réciprocité", a ajouté le président français.
Fondée en 1816, la Caisse des dépôts et consignations, établissement public chargé notamment de la gestion des fonds du Livret A et du financement du logement social, est déjà le bras armé de l'Etat sur les marchés financiers. Premier investisseur institutionel de la place de Paris, la CDC est présente dans le capital de nombreuses grandes entreprises.
Ce n'est pas la première fois que M. Sarkozy évoque une possible évolution du rôle de la Caisse des dépôts face à l'offensive des fonds souverains, ces fonds étatiques originaires des pétromonarchies du Golfe arabo-persique ou de pays émergents comme la Chine ou la Russie, qui multiplient les prises de participation dans les entreprises occidentales. Le 8 janvier dernier, il avait déjà souhaité faire de la CDC "un instrument de la politique de défense et de promotion des intérêts économiques primordiaux de la nation".
Le chef de l'Etat reprend ainsi une proposition de certains socialistes. Dans sa contribution pour le congrès du PS, Laurent Fabius prône lui aussi la création d'un "fonds souverain France" afin de maintenir dans l'hexagone des industries stratégiques. AP
co/egp/mw
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