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L'Autorité palestinienne a reçu "plus de 900 millions de dollars" (575 millions d'euros) sur les quelque 7,4 milliards de dollars (5,15 milliards d'euros) d'aide promis lors de la conférence internationale des donateurs pour l'Etat palestinien qui s'est tenue à Paris le 17 décembre 2007, a affirmé la France lundi.
Le ministère des Affaires étrangères s'est félicité des résultats obtenus après six mois, estimant dans un communiqué que le montant des versements "témoigne du haut degré de confiance que la communauté internationale place dans la politique mise en oeuvre par l'Autorité palestinienne".
Le ministre Bernard Kouchner organisait une réunion de suivi dans la soirée de lundi, avec la participation des co-présidents de la conférence de Paris, Tony Blair, envoyé spécial du Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, Russie, Nations unies), et Benita Ferrero-Waldner, commissaire européenne aux Relations extérieures, un représentant du ministre norvégien des Affaires étrangères Jonas Störe. Une autre réunion de suivi sera organisée dans les prochaines semaines.
"Les pays qui n'ont pas encore versé l'aide budgétaire promise seront invités à le faire pour soutenir l'Autorité palestinienne au second semestre", précise le Quai d'Orsay, ajoutant que "l'aide projet se met également en place rapidement" et que "des accords à hauteur d'1 milliard de dollars (638,4 millions d'euros) ont été signés avec l'Autorité palestinienne".
Paris trouve "satisfaisante" la mise en oeuvre du plan de réforme et de développement palestinien, mais souligne que "la situation économique des Territoires palestiniens demeure fragile". "Seul un rapide et important allégement des restrictions (israéliennes) à la circulation permettra de consolider la croissance économique", juge-t-on. "Les co-présidents inviteront Israël à faire plus pour consolider la dynamique de réforme des institutions palestiniennes et de renforcement de l'économie", grâce à "des mesures simples" comme "l'attribution d'une seconde licence de téléphone et la réouverture de la chambre de commerce palestinienne".
La situation dans la Bande de Gaza devait également être évoquée lors du dîner de travail, qui sera selon le Quai d'Orsay "l'occasion d'évoquer l'ensemble des conditions nécessaires à la réalisation effective de (...) la création d'un Etat palestinien viable vivant en paix et en sécurité aux côtés d'Israël". AP
st/com
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