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Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi qu'il retournerait sur le site de Gandrange (Moselle), jurant avoir tenu trois des quatre engagements pris il y a un an vis-à-vis des salariés d'Arcelor-Mittal.
"Je retournerai moi-même sur le site", a dit le chef de l'Etat au cours de son intervention radiotélévisée.
Lors de la visite du 4 février 2008, "j'avais demandé à M. (Lakshmi) Mittal quatre engagements. Trois ont été scrupuleusement respectés: remettre 30 millions d'euros dans le site, (...) créer une école de formation, 10 millions d'euros pour revitaliser", a expliqué M. Sarkozy.
Le chef de l'Etat a reconnu que la question de l'installation sur place d'un site de captage et de stockage de CO2 n'avait pas été réglée. Mais "les études viennent de rentrer, c'est possible", a-t-il affirmé, promettant de se battre pour que cette implantation ait lieu sur le site de Gandrange et non en Allemagne.
Il a aussi admis que le groupe électrique Poweo, pressenti pour une implantation en Moselle, avait renoncé à cause de la crise.
"Quand on dit que je n'ai pas tenu promesse, c'est faux, c'est un mensonge", a martelé M. Sarkozy.
Les salariés d'Arcelor-Mittal et les élus locaux accusent le chef de l'Etat de n'avoir pas tenu les promesses faites il y a un an, quand le groupe sidérurgique a annoncé la suppression de 575 des 1.108 emplois sur le site. AP
egp/cov/cr
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