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Après plusieurs reports, le ministre français de l'Economie Thierry Breton est attendu dimanche à Alger pour un déplacement de travail de deux jours à l'invitation de son homologue algérien, Mourad Medelci. Il s'agit de sa deuxième visite après celle effectuée il y a huit mois, et la troisième depuis 2005.
La France, qui compte reprendre sa position de premier partenaire économique de l'Algérie, souhaite, en premier lieu, contrecarrer les offensives américaine et chinoise. En 2005, les investissements français ne dépassaient pas les 200 millions de dollars (150,7 millions d'euros). Un chiffre faible par rapport à ceux, américains, qui ont atteint près de huit milliards de dollars (€6 mds), notamment dans le secteur des hydrocarbures.
La visite de M. Breton représente par ailleurs l'occasion d'évoquer le dossier inhérent à la reconversion en investissements directs de la dette algérienne vis-à-vis de la France. L'Algérie a déjà remboursé une partie de la dette par anticipation, pour un montant de 1,6 milliard de dollars (€1,2 md), dans le cadre de l'accord conclu avec le Club de Paris des créanciers publics en mai 2006.
Il reste que la coopération économique entre Alger et Paris est conditionnée par le volet politique, notamment la conclusion du traité d'amitié. Ce dernier a été renvoyé aux calendes grecques, en raison de la polémique suscitée par l'adoption par le Parlement français de la loi du 23 février 2005 évoquant des "aspects positifs" de la colonisation, article abrogé le 16 février dernier.
Les autorités algériennes, le président Abdelaziz Bouteflika en tête, exigent que la France reconnaisse avoir commis des crimes pendant la guerre d'indépendance et demande pardon au peuple algérien, ce que Paris refuse. AP
ham/st
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