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L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a décidé de réduire sa production de 500.000 barils par jour à compter du mois de février, mesure annoncée à l'occasion d'une réunion ministérielle jeudi à Abuja, au Nigeria.
Par ailleurs, l'OPEP a approuvé l'arrivée en son sein d'un 12e membre, l'Angola, qui rejoindra l'organisation le 1er janvier et ne devrait pas participer à la baisse prévue pour février.
La décision de réduire la production, prise lors d'une réunion à huis clos des ministres des de l'OPEP, a été confirmée par le président du cartel pétrolier Edmund Daukoru, également ministre du pétrole du Nigeria et par d'autres ministres. Après l'annonce, le cours du baril de brut a dépassé la barre des 62 dollars à Londres et New York.
La mesure constitue un compromis, l'OPEP ayant décidé de ne pas procéder à une réduction immédiate. Elle laisse également à l'organisation la possibilité d'annuler la baisse programmée pour février si une forte demande faisait monter les prix d'ici-là, selon les analystes.
Toutefois le ministre saoudien du Pétrole Ali Naimi a assuré que le prix du brut n'avait pas motivé la décision. "Nous travaillons sur un rééquilibrage du marché et c'est le but de cette décision", a-t-il affirmé.
L'OPEP avait déjà convenu de réduire sa production de 1,2 million de barils par jour en octobre mais n'a pas encore pleinement appliqué cette mesure depuis. Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), le cartel pétrolier produit actuellement 780.000 barils de moins qu'avant sa décision d'octobre.
L'OPEP est incitée à restreindre sa production en raison d'une hausse des réserves mondiales, d'un dollar faible et d'une production plus élevée d'autres Etats non membres. L'organisation est également confrontée à un marché nerveux, qui a vu le baril culminer à 78,40 dollars en juillet, avant de dégringoler à 55 dollars le mois dernier et de remonter au-dessus des 60 dollars.
Selon l'AIE, la production totale de l'OPEP s'élevait à 28,9 millions de barils par jour en novembre. Lors de la réunion, M. Daukoru a jugé une réduction nécessaire sinon immédiatement, au moins ultérieurement. Il a présenté le récent redressement des prix comme "hésitant" et vulnérable à "une surproduction continue, des stocks élevés et un hiver doux". AP
lma/v542/tl
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