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actu & culture


PARIS - lundi 15 janvier 2007 à 14h20

Fiscalité: "Ségolène Royal arbitrera", reconnaît François Hollande



Devant les tensions provoquées par ses propositions fiscales au PS, François Hollande a précisé lundi qu'il ne faisait que défendre le projet du parti en proposant de relever les impôts des plus aisés. Mais il a reconnu qu'il s'exprimait "à titre personnel" quand il a suggéré de viser les contribuables gagnant plus de 4.000 euros net.

La semaine passée, Ségolène Royal n'a pas repris à son compte la proposition de son compagnon d'annuler les baisses d'impôt accordées depuis 2002 aux contribuables gagnant plus de 4.000 euros net (200.000 personnes selon lui). Engagée dans une phase de débats jusqu'au 11 février en vue de l'élaboration de son programme, elle a chargé Dominique Strauss-Kahn de lui soumettre des propositions fiscales.

"Ce que j'ai dit comme Premier secrétaire du PS et qui est l'engagement de notre projet, c'est que nous reviendrons sur les baisses d'impôt qui ont été accordées aux plus favorisés depuis 2002, et notamment la réforme fiscale pour 2007", s'est vivement défendu François Hollande, visiblement crispé, lors de ses voeux à la presse.

Le projet adopté par le PS le 1er juillet dernier prévoit en effet la suppression des "réductions d'impôt accordées depuis 2002 aux hauts revenus" et du "bouclier fiscal" qui plafonne l'ensemble des impôts à 60% du revenu. Mais ce projet ne précise pas quels contribuables seraient concernés et à partir de quel niveau de revenus.

Pressé de questions, François Hollande a donc reconnu qu'il s'était exprimé "à titre personnel" en proposant de placer le curseur à 4.000 euros net mensuels pour un célibataire, 8.000 pour un couple seul et 12.000 pour un couple avec deux enfants. "Sur la modalité, la discussion est ouverte et elle sera déterminée, fixée par la candidate après une discussion collective", a-t-il admis. "Un travail sera mené et la candidate Ségolène Royal arbitrera. Voilà ma position".

Un malentendu qui serait à mettre sur le compte de la période de transition que traverse le PS, au terme de laquelle le projet cédera la place au programme de la candidate. "Arrivera le temps où, candidate et parti, nous serons ensemble sur la base de la plate-forme qui sera établie", a-t-il temporisé. "Je pense que les choses sont claires".

Démentant toute friture sur la ligne, François Hollande a souligné peu après devant des journalistes la "complémentarité" qui existe entre lui et Ségolène Royal, du fait de leurs fonctions respectives au PS et non de leur situation personnelle. "Moi je m'adresse au PS et la candidate a un devoir d'aller plus loin", a-t-il dit. "Je suis là pour contribuer à envoyer des messages à l'opinion, pas à la candidate".

Lundi, la porte-parole de l'UMP Valérie Pécresse a dénoncé la "fiscacophonie" au PS. "Quand est-ce que Mme Royal dit la vérité? Quand elle dit: 'mon projet sera socialiste' ou quand elle dit 'nous n'augmenterons pas les impôts?'", a-t-elle montré du doigt. AP

sch-co/sb




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