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Le ministre de l'Economie et des Finances Thierry Breton a confirmé jeudi la réduction du déficit budgétaire de la France qui devrait atteindre "environ 36,5 milliards d'euros". Par ailleurs, les plus-values fiscales ont atteint environ 10 milliards d'euros en 2006, et qu'elles "ont été entièrement affectées à la réduction du déficit budgétaire", a-t-il précisé lors de ses voeux à la presse aux côtés des ministres délégués Jean-François Copé (Budget) et Christine Lagarde (Commerce extérieur).
Dans la matinée, M. Copé avait annoncé le déficit de l'Etat serait "proche de 36,5 milliards" d'euros pour 2006. "Il y a encore des ajustements à faire" et le chiffre définitif sera connu en fin de semaine", avait-il indiqué sur LCI.
Quant au déficit public, Thierry Breton s'est à nouveau dit "très confiant dans la réalisation de l'objectif fixé d'une réduction d'une baisse de l'endettement de deux points de PIB". Pour l'ensemble des finances publiques, le locataire de Bercy a rappelé que son "objectif était jusqu'à présent d'un déficit public à moins de 2,7% du PIB en 2006" mais les résultats de l'exécution budgétaire lui "permettent d'espérer faire mieux".
Evoquant la croissance, le ministre de l'Economie a estimé que le pays "ne peut plus se contenter d'une croissance potentielle de l'ordre de 2,2%, sa moyenne depuis 1981". "La France n'a pas un avenir à la hauteur des ambitions que nous avons pour elle".
Afin de "rester dans le Top 5 des économies mondiales à l'horizon 2030", Thierry Breton a jugé qu'il faut "changer de braquet sur notre croissance potentielle en la portant entre 3 et 4%". "Ce sont les réponses à ce défi collectif qui doivent être au coeur de la campagne" électorale.
D'autre part, le ministre des Finances a "demandé à ses services d'évaluer les premiers enseignements de l'expérience allemande en termes de fiscalité et notamment son impact sur la consommation et le pouvoir d'achat". Le gouvernement allemand a abaissé la pression fiscale sur le travail en réduisant les charges sociales, finançant cette mesure à travers une hausse de la TVA.
Lors de son investiture comme candidat UMP à la présidentielle dimanche dernier, Nicolas Sarkozy a évoqué la piste d'une TVA sociale. Interrogé sur l'instauration d'une telle TVA pour financer l'abaissement de la pression fiscale sur le travail, M. Copé a répondu jeudi: "Ce qu'il faut décider, c'est quel poids fiscal doit peser sur le travail".
"Tout notre travail sur la baisse des impôts a payé", a-t-il affirmé;, ajoutant que le déficit a été "réduit de 13 milliards d'euros depuis 2002". "Nous avons tenu les dépenses, nous avons fait une politique fiscale différente qui a conduit à plus de consommation, moins de chômage et donc, plus de recettes fiscales", a poursuivi M. Copé. AP
ljg/sll/mw
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