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actu & culture


BÜLACH - vendredi 19 janvier 2007 à 17h13

Swissair: six des sept accusés murés dans le silence



La première semaine du procès de la faillite de Swissair s'est terminée comme elle avait commencé: à l'instar de cinq autres anciens membres du conseil d'administration questionnés par le juge, Gaudenz Staehelin, qui rejette les accusations, est resté muet. Mario Corti est attendu à la barre lundi.

Les sièges laissés vides vendredi par les avocats de tous les autres accusés le laissaient présager: comme les autres, Gaudenz Staehelin craint que des propos ne puissent être utilisés contre lui lors du futur procès civil.

Le Ministère public l'accuse, avec huit autres membres du conseil d'administration de Swissair, de s'être rendu coupable de diminution d'actifs au détriment des créanciers et de gestion déloyale.

Dans une déclaration lue devant le tribunal de district de Bülach, M. Staehelin a expliqué avoir souffert de la débâcle de la compagnie aérienne suisse et déplorer les dommages causés, ainsi que les conséquences pour les collaborateurs. Comme les autres accusés, l'ancien administrateur du Credit Suisse et ex-président de la Chambre de commerce internationale Suisse (ICC) a protesté de son innocence: "nous n'avons commis aucun délit, tant subjectivement qu'objectivement", a-t-il déclaré, qualifiant les reproches formulés d'incompréhensibles.

Depuis mardi, plusieurs figures du gotha économique helvétique sont venues à la barre. Les centaines de questions posées par le tribunal à Vreni Spoerry, Bénédict Hentsch, Gerhardt Fischer, Andres Leuenberger et Antoine Hoefliger sont restées sans réponse. Seul l'industriel du ciment Thomas Schmidheiny a donné jeudi quelques éclaircissements.

Le ministère public a enquêté pendant cinq ans sur ce qui constitue la plus grosse faillite jamais survenue en Suisse. Le 2 octobre 2001, la totalité de la flotte de Swissair avait été clouée au sol. Les responsables de l'enquête ont précisé les griefs retenus et chiffré à 1,1 milliard de francs suisses (681 millions d'euros) les dommages subis par les actionnaires lors de la déconfiture de SAirGroup en 2001.

Dix-neuf personnes se trouvent sur le banc des accusés. Lundi, l'ancien patron de SAirGroup Mario Corti et l'ancien responsable des finances Georges Schorderet devraient comparaître. Le procès dure jusqu'au 9 mars. AP

fap7500/st




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