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La balance commerciale de la France s'est creusée à -29,2 milliards d'euros en 2006, contre -22,9 milliards en 2005, un déficit record imputable à "la hausse de notre facture énergétique", annonce vendredi la ministre déléguée au Commerce extérieur Christine Lagarde.
Un communiqué précise que les entreprises françaises ont exporté l'année dernière près de 387 milliards d'euros de biens (+8,6% par rapport à 2005) tandis que les importations atteignaient 416 milliards d'euros (+9,8%).
Christine Lagarde affirme que "la dégradation de notre déficit commercial en 2006 est étroitement liée à la hausse de notre facture énergétique", facture qui s'est alourdie de 8,5 milliards d'euros. "En fait, notre solde hors énergie est resté nettement excédentaire", passant de 15,5 milliards d'euros en 2005 à 17,7 en 2006.
La ministre déléguée au Commerce extérieur assure même que "2006 est notre meilleure année à l'export depuis 2000". Dans l'industrie, les exportations progressent plus vite que les importations et, dans l'agro-alimentaire, après cinq ans d'atonie, les exportations repartent à la hausse.
Christine Lagarde explique que pour soutenir ses exportations, la France a "concentré (ses) moyens publics sur les pays à forte croissance", notamment l'Inde, la Chine et la Russie. Avec une hausse des exportations de 40% et 42% sur ces deux derniers pays, "nous progressons plus que l'Allemagne et l'Italie", se félicite-t-elle.
La balance commerciale doit être annoncée officiellement par la Direction générale des Douanes dans la matinée et "ce n'est pas un si mauvais chiffre", commente Christine Lagarde dans un entretien aux "Echos".
La ministre déléguée au Commerce extérieur rappelle que les exportations "emploient plus de cinq millions de salariés en France".
Face au nombre d'exportateurs plus faible que d'autres pays, la ministre reconnaît que "c'est un vrai sujet de préoccupation que de constater qu'il y a moins d'entreprises exportatrices depuis 2000, même si l'on observe une stabilisation de leur nombre depuis 2006".
"Le vrai enjeu du commerce extérieur se joue à l'intérieur: ma priorité est d'insuffler énergie et confiance au sein du réseau d'appui", ajoute Christine Lagarde. AP
ljg/ma/com/cb
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