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actu & culture


PARIS - mardi 27 fevrier 2007 à 15h50

Clearstream: décision le 15 mai sur les annulations de mises en examen



La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris doit se prononcer le 15 mai sur les demandes d'annulation des mises en examen de Jean-Louis Gergorin, Imad Lahoud et Florian Bourges dans le cadre de l'affaire Clearstream, a-t-on appris mardi de sources judiciaires.

Le parquet général a requis à l'audience la confirmation des mises en examen, c'est-à-dire le rejet des demandes formulées par les trois hommes, a-t-on précisé de mêmes sources.

L'ancien vice-président d'EADS, Jean-Louis Gergorin, a déposé fin novembre 2006 une demande d'annulation de sa mise en examen pour "dénonciation calomnieuse", "faux et usage de faux" dans le cadre de l'affaire Clearstream.

Il avait été précédé de quelques jours par le mathématicien Imad Lahoud, soupçonné par la justice d'avoir falsifié les listings de la société Clearstream transmis ensuite anonymement à la justice. Il est également poursuivi pour "dénonciation calomnieuse", "faux et usage de faux".

Florian Bourges, mis en examen pour "vol et abus de confiance", s'est joint lundi à la démarche des deux hommes. En juin, M. Bourges, ancien consultant pour Arthur Andersen, qui a réalisé en 2001 un audit de la chambre de compensation Clearstream, avait déclaré à la presse avoir copié des listings de transactions; puis les avoir transmis au journaliste Denis Robert, puis à Imad Lahoud, ancien cadre du groupe européen d'aéronautique, de défense et d'espace (EADS), en septembre 2003.

Egalement poursuivi dans ce dossier, Denis Robert est le seul qui ne conteste pas sa mise en examen.

Les avocats de M. Gergorin, Mes Thierry Dalmasso et Paul-Albert Iweins, soutiennent notamment dans leur requête que leur client ne pouvait pas être entendu en qualité de témoin en août 2005 par les juges en charge de l'instruction, alors qu'il existait déjà à cette époque des indices graves et concordants selon lesquels il avait pu participer aux faits dénoncés.

Les listings, ainsi que des courriers adressés au printemps 2004 au juge Renaud Van Ruymbeke, accusent des industriels, politiques et membres des services de renseignements, d'avoir touché des pots-de-vin dans la vente de frégates militaires françaises à Taïwan.

Le nom de Nicolas Sarkozy y figurait, entre autres. Le ministre de l'Intérieur a qualifié cette affaire de "machination" le visant. AP

der/st




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