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actu & culture


PARIS - samedi 31 mars 2007 à 10h00

L'apprentissage à 14 ans fait l'unanimité des candidats contre lui



Instauré en avril 2006, l'apprentissage à 14 ans, contre 16 ans jusque-là, a un avenir menacé. Il fait en effet l'unanimité des candidats à la présidentielle contre lui, du moins de ceux qui ont répondu à un questionnaire adressé par la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves).

Le candidat UMP Nicolas Sarkozy affirme ainsi vouloir supprimer cet 'apprentissage junior', estimant que si les enfants "ont moins de seize ans, (...) il est trop tôt pour leur faire prendre définitivement ou quasi définitivement une orientation de nature professionnelle".

Même son de cloche du côté de la candidate socialiste Ségolène Royal: "après avoir supprimé l'apprentissage à 14 ans et le travail de nuit à 15 ans, qui font que tout serait joué à cet âge, je développerai l'apprentissage sous la responsabilité du service public", promet-elle.

François Bayrou (UDF), lui, ne s'avance pas trop, mais y semble plutôt hostile: "il faut faire très attention à l'apprentissage dès 14 ans. Est-ce un âge où l'on sait ce que l'on veut faire dans la vie? Je crois qu'au contraire des élèves trop tôt orientés vers un métier sont des élèves qui ratent leur orientation".

Le candidat de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) Olivier Besancenot voit quant à lui dans l'apprentissage dès 14 ans "un choix d'élimination des publics populaires" et réclame donc son "abrogation immédiate" et une "scolarité obligatoire jusqu'à 18 ans sanctionnée par un diplôme de type bac".

"Ce dispositif est un scandale qui montre bien l'abandon de toute ambition éducative qui caractérise la loi Fillon et la politique du gouvernement actuel", estime quant à elle la candidate communiste Marie-George Buffet.

L'apprentissage à 14 ans a été instauré par le gouvernement du Premier ministre Dominique de Villepin, dans le cadre de la loi sur l'égalité des chances, à compter de la rentrée 2006. Il repose sur le volontariat, les jeunes pouvant réintégrer leur collège à tout moment.

Contesté par les syndicats, ce dispositif devait concerner cette année 20.000 à 30.000 jeunes, selon le ministère de l'Education nationale. AP

co/mw




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