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Le mouvement de grève des infirmières libérales pour la revalorisation de leurs actes a été bien suivi dans l'ensemble de la France mardi, selon l'un des responsables de l'intersyndicale majoritaire, qui dit représenter plus de 85% de la profession.
"La mobilisation est bonne sur tout le territoire", a déclaré à l'Associated Press Philippe Tisserand, président de la Fédération nationale des infirmiers (FNI) à l'initiative du mouvement avec l'Organisation nationale des syndicats d'infirmiers libéraux (ONSIL) et le Syndicat national des infirmières et infirmiers libéraux (SNIIL).
L'intersyndicale, soutenue par le principal syndicat des médecins généralistes, MG-France, avait notamment appelé ses adhérents à la grève des soins non indispensables, à des manifestations, et au renvoi des appels téléphoniques vers les caisses d'assurance maladie et préfectures. Les quelque 60.000 infirmières (environ 88% de femmes), qui soignent "chaque jour plus d'un million de personnes", "se sentent les laissées pour compte du système de santé français", selon l'intersyndicale.
"Les infirmières libérales ont reçu ce jour pour solde de tout compte une promesse d'augmentation d'à peine 5%, après cinq années de blocage sur leurs actes et vingt-cinq années sur les majorations de dimanche, alors que les médecins ont vu leurs honoraires progresser de 25% sur ces cinq dernières années", s'indigne l'intersyndicale, qui exige aussi la reconnaissance des études au niveau licence (bac plus trois ans) et non plus bac +2.
Certes, a estimé M. Tisserand, la création d'un Ordre des infirmiers et la possibilité pour les infirmiers de prescrire certains dispositifs médicaux constitue "une avancée historique", "mais cela n'atténue pas nos revendications".
La FNI et l'ONSIL qui, au contraire du syndicat minoritaire Convergence infirmière (CI), s'étaient retirés avec le SNIIL des négociations conventionnelles en cours depuis le 12 décembre 2006, ont décidé de se rendre mercredi à une nouvelle réunion avec l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (UNCAM); le SNIIL de son côté devait se décider dans la soirée.
L'intersyndicale demande dans un premier temps une enveloppe de rattrapage de 300 millions d'euros pour 2007 et 2008, a précisé M. Tisserand. Il a ajouté que les syndicats avaient interpellé les candidats à l'élection présidentielle.
Celui de l'UMP, Nicolas Sarkozy, a publié un communiqué de soutien, de même que Frédéric Nihous pour Chasse, pêche, nature et traditions (CNPT), tandis que le contact était établi avec l'entourage de la socialiste Ségolène Royal et de l'UDF François Bayrou. AP
st/com-cov/sb
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