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"Rajouter sans cesse des moyens et des postes" n'est pas la solution pour réformer l'Education nationale, a assuré vendredi Xavier Darcos, qui souhaite que les professeurs "travaillent différemment".
"Cessons de faire croire qu'il suffit de rajouter sans cesse des moyens et des postes pour que l'Education nationale se réforme" a déclaré le ministre de l'Education nationale sur France-2. "Nous avons augmenté de près de 80% notre budget dans les 20 dernières années, sans pour autant obtenir une amélioration aussi sensible que ça", a-t-il rappelé, estimant que "les résultats français" restaient "moyens voire médiocres" dans le monde. "Beaucoup de pays qui ont moins de professeurs, qui ont moins d'heures, qui ont des systèmes plus souples, ont des résultats meilleurs", a-t-il assuré.
"Ce que nous devons faire, c'est non pas rajouter encore des heures, rajouter encore des options, encore des enseignements, c'est nous occuper de manière plus personnelle, plus individualisée des élèves en difficulté", a-t-il expliqué, interrogé sur les 15% d'élèves qui restent en difficulté jusqu'à la fin de leur scolarité.
Selon le ministre, il faut "mettre de la souplesse", de la "réactivité", "faire en sorte que les établissements soient plus autonomes", et que "les équipes pédagogiques travaillent différemment", en bref, "mettre de l'autonomie, de l'initiative partout" plutôt que d'"injecter massivement des moyens aveuglément".
Sur l'idée d'un service minimum dans l'Education, Xavier Darcos "ne croi(t) pas franchement qu'on puisse assurer un service minimum du cours de français ou d'histoire-géographie dans les établissements, les jours où il y a grève". "Mais nous pouvons examiner la manière dont les enfants seront accueillis et occupés, que l'établissement ne soit pas fermé", a-t-il ajouté, pensant que "les syndicats sont prêts à en discuter". AP
lat/cov/cr
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