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Le procès de sept jeunes hommes jugés pour des faits de "violences aggravées" sur deux CRS dans la cité des Tarterêts à Corbeil-Essonne (Essonne) en septembre 2006 s'est ouvert mercredi matin devant le tribunal correctionnel d'Evry. La défense des prévenus, âgés entre 19 et 23 ans, conteste leur mise en cause dans ce dossier extrêmement médiatisé dans la pré-campagne présidentielle. Le procès doit durer trois jours.
Sous la pression des syndicats de police et du ministre de l'Intérieur de l'époque Nicolas Sarkozy, il avait été évoqué à l'époque un "guet-apens" tendu aux deux fonctionnaires qui patrouillaient à bord d'une Ford Mondeo dans cette cité réputée difficile.
Une information judiciaire avait été ouverte pour "tentative de meurtre", ce qui aurait valu la cour d'assises aux jeunes suspects, mais la justice a finalement requalifié les faits en "violences aggravées".
Nicolas Sarkozy avait promis à l'époque que les agresseurs ne resteraient pas "impunis". "On ira les chercher un par un", a-t-il promis après avoir rendu visite aux deux fonctionnaires hospitalisés sous le regard des caméras qui ont saisi les visages tuméfiés.
Le 19 septembre 2006, la voiture des deux policiers a d'abord été visée par des jets de cailloux. A la descente de la voiture, les deux hommes ont été tabassés par un groupe de jeunes qui jouaient au football à proximité. "Arrêtez! Vous allez le tuer!", finira par dire l'un des agresseurs pour arrêter les autres.
Le capitaine Ludovic Aubriot a failli perdre un oeil, a eu un nez cassé, la main entaillée et a perdu des dents. Il se verra prescrire 45 jours d'ITT (incapacité totale de travail). Son collègue, le sous-brigadier Marc Audiffren, a également été blessé.
De l'ADN relevé sur la voiture de service et sur des cartons de pizza à proximité servira la thèse du guet-apens, les enquêteurs pensant que les agresseurs ont pu tranquillement manger derrière un talus en attendant la patrouille.
Une vaste opération de police, très médiatisée, le 25 septembre, conduire à l'interpellation de 11 jeunes. Mais la justice en relâchera une partie, notamment deux jeunes hommes dont l'ADN avait été retrouvé sur les cartons de pizza et des canettes de bière.
La défense conteste notamment le témoignage sous X d'un habitant de la cité qui dit avoir observé les faits depuis une cabine téléphonique située à 250m des lieux de l'agression et qui a mis en cause des jeunes dont l'un se trouvait en internat à ce moment. AP
der/mw
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