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La canicule qui frappe une bonne partie de la France depuis plusieurs jours est déjà liée à une vingtaine de décès. Les fortes chaleurs touchent désormais tout le tiers Est du pays ainsi que la région parisienne, avec une trentaine de départements en alerte.
Le ministre de la Santé Xavier Bertrand, a demandé vendredi à l'ensemble des médias audiovisuels, "conformément à la procédure de réquisition des médias par le ministère de la Santé de bien vouloir diffuser les spots 'fortes chaleurs' prévus dans ce cadre par l'Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé (INPES)".
Les messages seront diffusés aux heures de grandes écoutes, conformément aux indications d'horaires communiquées par le CSA, a précisé le ministère de la Santé. Par ailleurs, Xavier Bertrand a demandé à l'INPES de relancer la campagne radio " N'attendons pas pour être solidaire".
Météo France a étendu vendredi son alerte orange (niveau trois sur quatre) de vigilance canicule à 33 départements au lieu de 25 précédemment. Sont maintenant concernés les régions Alsace, Bourgogne, Franche-Comté, Lorraine, Provence-Alpes-Côte d'Azur, et les départements de l'Ain, l'Ardèche, la Drôme, le Gard, l'Hérault, l'Isère, le Rhône, la Savoie, la Haute-Savoie, Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne.
Le mercure est monté localement vendredi jusqu'à 39 degrés Celsius dans le Sud-Est. Dans cette région, l'épisode de temps très chaud a "pris un caractère exceptionnel de par sa durée", souligne Météo France. Le Nord-Est devrait souffler un peu à partir de samedi soir mais dans le Sud-Est, la canicule devrait se poursuivre "tout le week-end et jusqu'en début de semaine prochaine", avertit l'agence de prévision météorologique.
Pour l'instant, l'impact sanitaire de cette vague de chaleur "reste modéré", assure l'Institut de veille sanitaire (InVS), qui recense déjà au moins 20 décès imputables directement ou indirectement à la chaleur.
Parmi les victimes, 10 personnes âgées de 80 à 94 ans, "le plus souvent déjà malades", dont les décès sont "probablement liés à la chaleur", d'après un communiqué de l'InVS publié vendredi. Quatre autres personnes sont mortes après avoir été exposées aux températures élevées sur leur lieu de travail (un ouvrier de terrassement à La Rochelle, un couvreur dans le Morbihan, un chauffeur-livreur dans les Landes, un ouvrier d'une entreprise de bitume à Mâcon).
Deux personnes qui faisaient du sport ont également succombé apparemment à la chaleur -une randonneuse dans le Midi, un grimpeur dans l'Isère. Deux SDF sont morts à Bordeaux et à Saint-Ouen. Un jeune obèse est décédé d'un coup de chaleur en Seine-et-Marne. Et un bébé de 15 mois est mort d'hyperthermie en Eure-et-Loire.
Par ailleurs un homme de 53 ans qui travaillait sur un chantier a succombé à une hyperthermie avérée le 18 juillet en Loire-Atlantique, a-t-on appris auprès de la préfecture du département.
"Aucune augmentation globale de la mortalité n'a cependant pu être mise en évidence à ce jour", affirme l'InVS, en notant que "les niveaux de température restent inférieurs à ceux enregistrés en août 2003". A l'époque, 15.000 personnes étaient mortes et le gouvernement s'était vu reprocher sa lenteur de réaction.
Pour éviter que cette nouvelle vague de chaleur ait des conséquences aussi graves, le gouvernement multiplie les conseils, en direction des automobilistes mais aussi des sportifs.
"Si vous n'êtes pas entraîné, il ne faut pas démarrer ou reprendre une activité physique ou sportive en période de forte chaleur", rappelle le ministère de la Jeunesse et des Sports. AP
cb/sb
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